‹ Œuvres (volume 3)Chapitre 165 sur 184 · DEUXIÈME PARTIE. 4n · texte numérisé non relu

DEUXIÈME PARTIE. 4n

rendus à la culture par les travaux exécutés depuis Ghaumont jusqu'à Marquemont.

Port de Vendres pour le Roussillon; canal de Bourgogne , Gherbour(y ; voyage de La Peyrouse préparé par Louis XVI lui-même; travaux pour donner à l'unité des poids et mesures la base même du méridien terrestre.

Guerre de l'Amérique qui commence l'âge de l'émancipation des colonies.

Anciennes et nouvelles halles, ponts, quais, hôpitaux : l'embellissement, la propreté de Paris, commencent à ce roi bienfaisant; et ce qui fut commencé est un garant de ce qui devait successivement se faire.

Mais tout ce qui vient d'être montré sommairement n'est rien en comparaison des trois grands bienfaits que nous allons signaler, et qui annoncent un pas immense dans les idées de la- civilisation et de l'affranchissement des peuples.

1° En juillet 1778, établissement des assemblées provinciales pour la répartition, la perception, et le versement des impôts; pour la fixation des dépenses locales, des routes, des canaux, des édifices publics. Le commissaire du roi, qui assistait à ces assemblées, réduit au simple droit de concours, ou à une voix consultative. Que l'on se rappelle ce qui a été énoncé plus haut au sujet de la taille.

4 12 LIÏOMME SANS NOM.

2" Abolition, par édit du 19 août 1779, de la servitude et du droit de mainmorte dans les domaines royaux et les domaines ençaçcs, du droit de suite sur les serfs et mainmortablcs, et invitiition solennelle à tous les prop ri cataires de suivre l'exemple du roi: la propriété, raffermie par Louis XVI, ne devait pas recevoir une atteinte, même pour opérer une révolution humaine et bienfaisante. Le roi ne pouvait donc contjuérir la liberté d'une partie de ses sujets que par le grand exemple qu'il donnait lui-même, en affranchissant les serfs de ses propres domaines.

3" En janvier 1781 , il est établi qu'à l'avenir le compte de l'état des finances serait rendu public. Il faut bien dire à ceux qui ne comprendraient pas l'importance de cette mesure, que c'était tout ce qui pouvait se faire, tout ce qui pouvait être offert de garantie, dans un temps où le vote de l'impôt n't>tait pas encore dans les principes du gouvernement. Mais il a été facile de reconnaître que Louis XVI a toujours volontairement tendu vers cette idée, qui est la base des gouvernements représentatifs. En attendant, il donnait à ses peuples les premiers rudiments de l'éducation constitutionnelle.

Il est bon de remarquer encore que cette sollicitude pour la diminution des inq)ôts, sollicitude (|ui s'est toujours manifestée dans Louis XVI, mais

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