‹ Œuvres (volume 3)Chapitre 168 sur 184 · DEUXIÈME PARTIE · texte numérisé non relu

DEUXIÈME PARTIE

nouvelles. Non seulement aucune vue d'amélioration, d'économie, ne lui avait échappé; mais on voit dans toute sa conduite, lorsqu'elle a été entièrement libre, une tendance vers les idées que la révolution a , plus tard , consacrées par la force et la violence. Ces idées étaient donc en lui; il était donc l'allié du siècle comme l'ont été les grands lépislateurs; les obstacles ne sont donc venus ni de ses préjugés ni de ses répugnances.

Gela se voit encore au commencement de l'assemblée constituante : seulement il n'a pas été assez

ne l'empêcha pas de s'occuper, jusqu'à la fin , des destinées de la France.

( Voyez l'Essai sur la vie, les écrits et les opinions de M. de Malesherbes, par M. Boissy-d'Anglas)

La pensée de M. de Malesherbes , qui avait devancé les temps, peut donner lieu à d'importantes remarques.

Dans ce moment on parle beaucoup de reconstruire la îjrande propriété, i" Cela ne serait exécutable qu'autant que l'on rétablirait des institutions paiallèles; or, ces institutions parallèles sont impossibles à rétablir; 2° la division des propriétés est un gage de repos , parcoqu'il y a une grande moralité dans l'exercice même de la propriété , parceque encore la petite propriété est facile à atteindre, et que, touchant de près à la propriété moyenne, elle peut confier à celle-ci l'exercice de tous les droits politiques. 3° Voyez ce qui menace l'Angleterre; comment pourra-t-elle se garantir de l'invasion si menaçante des prolétaires? 4° Une aristocratie ne se fait pas; elle est. Que l'on dise donc s'il y en a une en France; car il s'agit d'affirmer un fait, et non de le créer.

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