TOME III
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et identique de la déchéance et de la réhabilitation doit nous faire achever notre évolution palingéncsique dans ce monde, et nous introduire dans le monde futur.
Qui dira le phénomène des croyances, selon les temps et les lieux; ce qu'est la pensée humaine au sein de ces croyances, dont quelques unes nous paraissent si antipathiques à notre propre nature?
Dans l'Antigone j'ai substitué la Némésis au Destin ; j'y étais autorisé. M. Jacobi et M. Schlegel ont très bien prouvé que , pour l'appréciation de la scène grecque, il ne fallait pas juger isolément chaque action théâtrale, mais embrasser l'ensemble même d'un sujet qui se compose de plusieurs tragédies.
Toutefois je renonçai de plein gré à placer ma fable sous le jour de ce Destin terrible, force mystérieuse et inéluctable que le plus funeste délaissement de la condition humaine a pu seul faire concevoir; de ce Destin qui déshérite l'homme de sa conscience, et lui donne quelque chose de la brute en lui enlevant toute responsabilité; de ce Destin reculé dans de lamentables profondeurs, sans cesse occupé à méditer la destruction, à se jouer de nos douleurs, à. se nourrir de nos larmes, ayant un