‹ ŒuvresChapitre 153 sur 175 · TROISIÈME PARTIE. 3i · texte numérisé non relu

TROISIÈME PARTIE. 3i

ne les repoussent pas, car alors on serait disposé à croire qu'ils sont étrangers à la religion.

La religion chrétienne nous a enseigné toutes les vérités morales.

Établissons rapidement une suite d'idées, de déductions et de principes.

La doctrine de la solidarité prouvée par les enseignements de l'antiquité et par le sens intime, reposant enfin sur l'unité du genre humain. Elle subsiste comme loi delà Providence, mais loi mystérieuse que les sociétés humaines n'ont plus le droit d'appliquer. Le péché originel. L'homme soumis à l'expiation, à l'épreuve; tenu de se faire lui-même. Les justes de l'ancienne loi attendant le jour de la rédemption. Le sein d'Abraham , expression métaphorique de l'état préparatoire où ces justes, dont la vie mortelle fut tout entière un acte d'espérance, étaient placés pour voir luire l'aurore du nouveau jour qu'ils avaient attendu. Le dogme d'un Réparateur de la nature humaine, empreint dans toutes les traditions générales. L'évolution plébéienne, fait universel que j'ai signalé dans l'histoire de tous les peuples, et sur lequel repose, à mon avis, l'initiation successive du genre humain. Il ne peut plus y avoir de créature humaine exclue des facultés humaines, en dehors des mœurs sociales.

:u\ PALINGÉNÉSIE SOCIALE.

La résurrection de la chair, expression vive <le l'identité de l'homme, dans l'autre vie. [/être, au moment où commence sa vie organique, serait-il une image de l'être au moment qui suit la mort?

Le monde, le spectacle de la nature, matériaux de nos idées. La société, les choses de la société, matériaux de nos pensées et de nos sentiments.

La société développe l'homme; l'homme perfectionne la société. lies perfectionnements de la société font ensuite les perfectionnements de l'homme. Chaîne non interrompue de causes primitives, produisant des effets, qui à leur tour deviennent causes.

L'homme ne veut pas, il consent. Toute la morale évangélique, en ce sens, conforme à la morale stoïcienne, qui, pour cet objet seulement, lui servit de précurseur; toute la morale évangélique repose sur l'acquiescement de l'homme, et non sur sa volonté propre.

Ceci paraît en contradiction avec ce que j'ai exprimé plus haut sur la puissance de la volonté de l'homme, mais cette contradiction n'est qu apparente. La loi évangélique est toute la loi morale, mais n'est pas toute la loi de l'être. Cette loi morale est en dehors de toutes les institutions politiques: elle admet toutes les formes, et ne s'occupe que de l'individu, dans ses rapports de dépendance avec

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