‹ ŒuvresChapitre 48 sur 175 · DEUXIEME PARTIE- i · texte numérisé non relu

DEUXIEME PARTIE- i

dire primitive, et une conscience que j'oserais appeler acquise. Ces deux consciences doivent entrer dans la mesure de l'appréciation. Enfin cette vie est une épreuve à laquelle succéderont d'autres épreuves, selon les besoins de chacun, car il faut que toute créature parvienne à la perfection à laquelle elle est propre , à laquelle elle a droit par son essence même; et alors, mais seulement alors, elle entre dans la plénitude de son état définitif. La durée des épreuves successives prend plus ou moins de temps; mais le temps nous importe fort peu, quand il s'agit des plans de Dieu , puisque Dieu a les trésors de l'éternité. Ainsi donc nous ne pouvons pas juger la question de l'introduction du mal, puisque nous ne connaissons qu'une partie d'un plan, qui ne doit être jugé que dans l'ensemble; et la vie actuelle n est autre chose qu'une des épreuves que nous avons à subir. Le système des purifications, dogme primitif et universel, admettrait donc un état définitif bon ou mauvais, selon que l'être aurait résisté ou cédé à la purification. Il viendrait donc un moment où il n'y aurait plus lieu ni à mériter ni à démériter. Ce n'est point là le dopiiie si profondément chrétien du purgatoire. Aussi me crois-je complètement autorisé à penser que la substance intelligente finira par être bonne, mais d'une bonté acquise par elle-même; car le bonheur au-

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quel clic est appelée, il faut quelle le mérite.

Rappelons ici qu'il ne faut jamais perdre de vue le dogme un et identique de la déchéance et de la réhabilitation sans lequel il est impossible d'expliquer la série et l'ensemble des destinées humaines.

« Dieu veut que tous les hommes soient sauvés, « et parviennent à la connaissance de la vérité. » C'est saint Paul qui parle ainsi.

Une courbe, comme on le sait, peut s'étudier dans une de ses parties : notre existence actuelle , le monde où nous sommes placés, sont une fort petite partie d'une immense parabole, d'un cycle paiingénésique infini dont il nous est permis, sans doute, peut-être même prescrit de chercher à connaître quelques lois, d'après les moyens, soit d'intuition, soit de révélation, qui nous ont été accordés.

Reprenons quelques unes de nos propositions, pour les présenter sous un jour un peu différent, et ne craignons même pas de nous servir quelquefois des expressions que nous venons d'employer ; ce n'est point ici le cas de trop céder à des délicatesses de langage.

En voyant une foule, on est porté à croire que la pensée humaine est une des puissances de ce monde.

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