‹ Œuvres poétiques.Chapitre 119 sur 235 · L'HYDRE · texte numérisé non relu

L'HYDRE

I oëtes aa bras fort, rois nerveux de l'arène ^ A vous la lourde épée , arme du vrai danger ! Timide picador, je prends le dard léger

Qui pince Fépiderrae en l'effleurant à peine.

Le moment est venu, l'Hydre a rompu sachaîns, Et dans nos rangs, partout où son œil peut plonger, Elle guette, à coup sûr, une proie à ronger.

Haut le bras! haut le cœur! le monstre en vaut la peine.

' Il a beau , loin du jour, se blottir à l'écart , Et mettre un feu bénin dans son fauve regard ;

II a beau dans là fange enfouir ses sept têtes,

J'entame l'escarmouche , et je vais l'agaçant. Si le monstre a£folé s'éveille en rugissant , Pour l'abattre d'un coup tenez vos lames prêtes.

i44 l'hydre aux sept têtes.

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