L'HYDRE
I oëtes aa bras fort, rois nerveux de l'arène ^ A vous la lourde épée , arme du vrai danger ! Timide picador, je prends le dard léger
Qui pince Fépiderrae en l'effleurant à peine.
Le moment est venu, l'Hydre a rompu sachaîns, Et dans nos rangs, partout où son œil peut plonger, Elle guette, à coup sûr, une proie à ronger.
Haut le bras! haut le cœur! le monstre en vaut la peine.
' Il a beau , loin du jour, se blottir à l'écart , Et mettre un feu bénin dans son fauve regard ;
II a beau dans là fange enfouir ses sept têtes,
J'entame l'escarmouche , et je vais l'agaçant. Si le monstre a£folé s'éveille en rugissant , Pour l'abattre d'un coup tenez vos lames prêtes.
i44 l'hydre aux sept têtes.