‹ Œuvres poétiques.Chapitre 149 sur 235 · LAZARE · texte numérisé non relu

LAZARE

QJuand on leva la pierre où, depuis quatre jours. Lazare enseveli gisait froid et rigide.

L'odeur suintait déjà par le linceul humide Qui du mort accusait les sinistres contours.

Drame sombre, où l'esprit s'abîme sans recours Dans un chaos sans nom d'horrible et de fétide! A l'appel de Jésus, sous cette chair livide, La Vie avec effroi vint reprendre son cours !

Et Lazare surgit, étalant le mystère

Des ombres du sépulcre au grand jour de la terre ;

Et les siens frissonnaient de doute en le suivant ;

Et Marie à sa sœur disait : n Marthe ! je tremble ! Je voudrais l'embrasser, mais je n'ose : il me semble Que le cadavre en lui marche avec le vivant ! »

PAPILLONS NOIRS. iBj

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