‹ Œuvres poétiques.Chapitre 168 sur 235 · JOURS FROIDS · texte numérisé non relu

JOURS FROIDS

Voici l'Hiver aux mains livides :

Ses dents sans pain claquent de froid ; Sa voix pleure comme un beffroi ; Ce sont des fosses que ses rides.

LŒnnui bat nos fronts assombris ; La brume abaisse le ciel gris ; Adieu les horizons sans bornes !

Comme un essaim d'oiseaux mouillés^ Nos beaux Amours éparpillés Rentrent au nid, frileux et mornes.

Chaque hiver leur nombre décroît ; Et le cœur trébuche en ses vides, Comme un promeneur à Pétroit Dans l'enclos dés tombes humides.

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