L'HORLOGE
v^ette nuit, tu dormais, et l'heure clandestine S'échappait de Thorloge au pouls intermittent, Quand je mis sur ton cœur mon oreille, écoutant Cet autre bruit que fait la vie en la poitrine.
La vie ! — ah ! c'est la force amoureuse et divine Qui procède en silence et par un jet constant, Que chacun de nous sent en soi, que nul n'entend ; Toi, tu n'es pas la vie, ô bruit de la machine !
Le pendule du sang dans l'artère oscillait Comme l'horloge au mur, et l'âme sommeillait ; Il faisait noir : — j'eus peur, de cette peur qui navre.
Qu'il soit fer dans l'horloge, ou fibre dans la chair, Tout ressort enfin s'use à force de marcher; Il s'use ! adieu l'horloge ! — enlevez ce cadavre !
'20^ PAPILLONS NOIKS.