MOROSA
Le soleil est soleil ! — une flamme divine Qui darde le sourire au beau milieu du front; Le sourire est sourire \ — un éclair rubicond Qui fixe le soleil au creux de la poitrine.
Mais |e connais des jours d^automne où la bruine Tend son écran jaloux devant le ciel profond ; Mais je sais des accès de tristesse qui font Bouder, comme un ciel sombre, une lèvre mutine.
Là-haut, la nue en pleurs va toujours s'étendant ; On croit le soleil mort; d'un coin d'œil cependant Il regarde à travers l'atmosphère plombée.
Tes chagrins, belle enfant, sont des brumes d'un jour ; Ton cœur mène le deuil ;et, tout au fond, l'Amour, Comme un soleil sournois, rit à la dérobée.
DULCISONA
^xtr ta lèyre, conque rosée ^ Ton âme s'épanche à plein bord Par le rire, plaisant accord, Par la voix, plaisante risée.
Ta voix, c'est la note brisée De Palouette en son essor ; Ton rire est la perle irisée Qui tinte en s'égrenant dans For.
Ta Yoix est un verbe magique Où le rire met sa musique Pour faire un duo de Noël.
Lorsqu'à Dieu tu rendras ton âme, D'un rire elle ira droit au ciel Dans la spirale d'une gamme.
2jO FIGULINES.