A LOUISE LABÉ
iVe reprenez, Dames, si fay aimé*\ Quand de ton luth sortit cette prière , Vis-tu d'avance ; ô gentille cordière, Nos. prudes mordre à ton vers diffamé?
Belle, poète, et d'humeur familière, C'est trop de deux en notre âge gourmé; Tels sont joyaux, doux à voir, l'huis fermé.
Qui blessent l'œil s'ils sont mis en lumière.
Toi, courtisane? Eh bien, soit! sur ton front Ce mot luira comme un royal fleuron.
Ce fut ta gloire, ô Sapho lyonnaise.
De courtiser le Génie, — un amant A qui l'Amour peut dire chastement :
Baise m'encor, rebaise-moy et baise * !
Vers de Louise Labé.
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