‹ Œuvres poétiques.Chapitre 58 sur 235 · LE CASSEUR DE PIERRES · texte numérisé non relu

LE CASSEUR DE PIERRES

JL'aîr est chaud comme une fournaise Le cantonnier , à tour de main y De sa masse de fer qui pèse, Casse la pierre du chemià.

Aujourd'hui le ciel est de braise, Il sera de givre demain.

Pour lui ^ Père du genre humain, Ton regard jamais ne s'apaise !

— Travaille et sue , ô pauvre serf !

Car la faim livide est le nerf Qui tient le manche de ta masse 1

Ton frère est riche , gros et gras ;

Le voici s'avancer là-bas ;

Fais son chemin doux comme glace !

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