‹ Œuvres poétiques.Chapitre 63 sur 235 · ADIEUX A LA CAMPAGNE · texte numérisé non relu

ADIEUX A LA CAMPAGNE

O'est Pheure, il faut partir, ô Natare candide ! Bonne mère ! ton fils t'abandonne en pleurant; Mais, avant de rentrer au gouffre dévorant Qui de ma vie a pris la part la plus splendide ,

Laisse-moi voir encor ton sourire enivrant, Baiser ton libre sol, fouler ton herbe humide, Respirer tes parfums amers, et boire, avide, L'air frais sur la montagne et l'eau vive au torrent.

J'emporte cette fleur, doux larcin de mes courses. Et ce ru4>is péché dans le sable des sources ; Que ne puis-je emporter tous tes biens avec moi !

Et surtout cette paix , baume à toute souffrance , Battement de ton sein qui chante l'Espérance, Qui réveille l'Amour et qui donne la Foi !

EPHEMERES

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