‹ Œuvres poétiques.Chapitre 74 sur 235 · LA SPORTULE · texte numérisé non relu

LA SPORTULE

r orte, enfant, cette robe à la jeune aulétride;' Au auteur, son voisin, ce rhyton d'or sculpté; Ce bronze, à ce danseur si beau d'obscénité; Ce collier, à ce mime aux épaules d'Atride ;

Ce rubis, à ce fou dont la langue est sans bride; Ce bracelet d'onyx, à Giton l'efifronté ; Ce vase , à ce vieillard qu'un blasphème déride ; Cette amphore, au buveur qui ronfle à son côté.

Ai-je bien partagé tous ces chers parasites

Qui font mes jours si pleins et mes heures si vites?

J'oubliais ce poète; — hé! qu'il daigne avancer!

Ce n'est pas qu'il soit gai ; mais sa bouche est un livre : Il ôte à mon cerveau l'embarras de penser; Esclave, jette-lui, d'ici, cet a^ de cuivre.

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