‹ Œuvres poétiquesChapitre 103 sur 140 · LE GÉNIE · texte numérisé non relu

LE GÉNIE

Toi (|iii sens en ton sein la source des ])eaux vers, Poète à qui le ciel a donné riiarmonic, Avant que de chanter, mesure ton génie. Pour s'éj)ancher, le lleuve a des canaux divers.

L'un fait vibrer les cœurs par ses mâles concerts; L'autre a le don charmant de la mélancolie. Mais les élus ont seuls la divine folie Qui les ravit au ciel et les fait rois des airs.

Les fauvettes des bois, les vives hirondelles

Ne portent point si haut leurs chansons ni leurs ailes,

Cependant qu'en son vol, sublime et sans pareil.

L'aigle, les yeux ardents, les ailes étendues, Plane au-dessus des monts et, par delà les nues, Fuit et va s'abreuver aux sources du soleil.

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