‹ Œuvres poétiquesChapitre 104 sur 140 · UNE NOCE A PARIS · texte numérisé non relu

UNE NOCE A PARIS

L'épouse est jeune, riche, et son front rougissant Brille comme les fleurs qui couronnent sa tête. L'époux porte à l'autel l'orgueil de sa conquête : On voit luire en ses traits la noblesse du sang.

Le ciel semble sourire à leur Ijonheur naissant. A l'église, au palais, l'ordonnance est parfaite. Lumière, éclat, beauté, rien ne manque à la fête, Rien, et tout à la fois, car l'amour est absent.

Il est absent, l'amour qui survit aux ruines.

Qui vient d'en haut, qui boit aux fontaines divines,

L'amour, comme Dieu même, éternel et vivant !

Aussi, vienne l'orage à passer sur ces âmes.

Il n'aura qu'à souiller pour éteindre leurs flammes,

Et leurs serments lég-crs s'envoleront au vent.

UNE iNOGE AU VILLAGE

La cloche, de ses joyeux sons Remplit le village et la plaine.

C'est la noce de Madeleine Avec Jean, le roi des garçons.

Leurs simples habits sont en laine ; Aux champs, on. y va sans façons.

Mais leur âme innocente est pleine.

D'amour, d'espoir et do chansons.

Ils ont pour entrer en ménage.

Elle, ses doigts, son gai courage.

Son àme et son visage en fleur ;

Lui, son renom, sa bonne mine,

Ses bras vaillants, son vaillant cœur,

Et tous deux la grâce divine.

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