‹ Œuvres poétiquesChapitre 117 sur 140 · DEMAIN · texte numérisé non relu

DEMAIN

Les bois sur son front pur étendent leurs ombrages. Le livre commencé va tomber de sa main, La bise curieuse en feuillette les pages Comme nn enfant pressé d'arriver à la fin.

( )ubliant la fraîcheur et l'éclat du matin, Elle poursuit en l'air de confuses images, Et tout bas elle épèle au livi'o des nuages Les lettres de ce mot mystérieux : demain !

Pourquoi rêver ainsi? Que rais-lii, jeune fille ?

Sur sa tète, en ton cœur, le printeuips chante et brilU

Ecoute ses chansons et respire ses fleurs.

Tes jours sutit innocents, tes nuits pleines d'étoiles. L'av(;uir «;st à Dieu, ne lève point ses voiles! Oui s.iii I-.. (jut; demain te réserve de pleurs.

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ADELE

Mes sœurs, vous souvient-il d'Adèle, Avec son grand bonnet normand, Sa bonté quasi maternelle Et son éternel grondement?

Nous formions un peuple rebelle

A son faible gouvernement.

Ah ! comme nous nous moquions d'elle,

Mais que nous l'aimions tendrement !

C'était un meuljle de famille, Et l'excellente vieille iîlle Serait encore à la maison.

Si la mort trop tôt ne l'eût prise Et couchée auprès de l'église Sous une touffe de gazon.

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