‹ Œuvres poétiquesChapitre 129 sur 140 · SCÈNE YI · texte numérisé non relu

SCÈNE YI

Les Mêmes, l'N OFKIClEil

l'oitigier

Seigneur, un messager de TJilgypte accouru

Dit que l'Arabe armé soudain a reparu.

Du cùlé du désert, la frontière est en flammes.

De toutes parts, on voit des enfants et des femmes

S'éloigner en pleurant de leurs champs dévastés

Et chercher un refuge à l'ombre des cités.

DAVID, kirart.

Dieu puissant, devant vous, je me voile la face. A mon peuple innocent, ô Seigneur, faites grâce, Et ne frappez que moi, seul auteur de leurs maux !

ilhiuL) Où sont Joram, Abner, mes braves généraux ? Oii'à ])artir avec eux ma garde se prépare, Pour all^-r châtier cette horde barbare : Je les suivrai de près.

SCÈAE YII

Les Mêmes, SECOND MESSAGER

LE MESSAGER

Vos gtînéraux, seigneur,

Semblent pris d'un esprit de vertige et d'erreur. Des bruits séditieux et de funeste augure Circulent dans Tarmée, et le soldat murmure.

DAVID

Quoi, tous mes généraux, Joram, Abner, Ammon

0 justice de Dieu ! — Mais du moins Absalon,

Mon Absalon me reste, intrépide et fidèle.

Par lui je réduirai cette troupe rebelle.

Contre tous ces ingrats il sera mon appui :

II combattra pour moi. Dieu combattra pour lui.

Absalon ! C'est sur lui que ton espoir repose ! O père infortuné !

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