SCÈNE IV VAL1£HII':.\, TIHIHCE
YALÉHiEN, nvrivani à (fvnnds pns.
Tiburce, mon cher frère, ah ! viens que je t'embrasse. Mon cœur est opprimé sous le poids de la grâce.
Quel accent ! quoi regard ! Sous les traits d'un mortel, Est-ce un Dieu qui s'approche et qui descend du ciel ?
VALÉRIE
Oui, je descends du ciel, ou plutôt j'y demeure.
D'où viens-tu ? Je t'attends ici depuis une heure. Pourquoi dans tes regards ce saint rayonnement ! Qui donc t'a revêtu de ce blanc vêtement ?
VALÉRIEN
D'où je viens? De l'autel, de l'amour, du baptême. Pourquoi ce vêtement? t^a blancheur est l'emblème De mon âme arrachée au pouvoir des enfers.
04 ŒUVRKs poktiqup:s
Je suis le prisonnier délivré de ses fers,
Je suis le condamné s'enivrant d'espérance ;
Jésus, mon Rédempteur, m'a rendu rinnocence.
TIBURCE
H est donc vrai, grands dieux, il est clirétien !