V.VLKIUEN
Ami, Repose sur mon cœur ton cœur mal affermi. Viens-y puiser la foi, mystérieuse flamme Qui d'un semblable amour embrasera ton âme. Pour arriver à Dieu tu prendras mon chemin : Ce qu'aujourd'hui je suis, tu le seras demain. Ton âme de tout temps fut conforme à la mienne : Bientôt à mon exemple elle sera chrétienne. Et tes lèvres bientôt chanteront à leur tour Le cantique éternel d'allégresse et d'amour.
TIHUHCE
Fatal enthousiasme ! il t'aveuale, ilt'éa'are. Il t'empêche de voir le coup qui se prépare. Si je suis ton conseil, si j'embrasse ta foi. Ce sera seulement pour mourir avec toi.
VALÉHIEN
Pour
Oui. Sextus est venu tout à Tlieure, A la hâte. Il t'engage à fuir cette demeure. Au milieu des chrétiens on t'a vu cette nuit. Almachius sait tout : ton bonheur est détruit.
VALÉRIEN
Mon bonheur est détruit ! Dis plutôt qu'il commence. Le Dieu pour qui je meurs sera ma récompense. .J'irai t'attendre au ciel.
TIBURCE
Hélas !
VALÉRIEX
Tu m'y suivras.
Du haut du Paradis je te tendrai les bras. Ma mort sera ta vie.
TIBURCE
Et Cécile, et ta femme ?
VALÉRIEN
Cécile ! Ah ! tu dis vrai. Cécile, ma chère âme ! Elle prie, elle attend et soupire après moi ! Ami, je l'oubliais pour ne penser qu'à toi.
00 <r.UVHKS POETIQUES
l';ir (L't étrange oubli, vois à quel poiut je t'aime ! Je cours la rassurer.
EIK- vient elle-même.