‹ Œuvres poétiquesChapitre 29 sur 140 · SCE.XE II · texte numérisé non relu

SCE.XE II

SALO.Mli:, CKCll.i:, entrant.

CÉCILK

iXourrice !

LE MAUTVKK

Ali ! miilillc, c'est toi (Quelle sérénité sur ton front répandue (>onsole mes regards ? Dieu t'a-t-il entendue .* Ta prière sans doute a monté jusqu'à lui...

Tu dis vrai ; de mes sens le trouble s'est enfui : Le Christ a visité son indigne servante. Longtemps dans ma prière, inquiète, pleurante, Je sentais tout mon cœur foulé comme au pressoir, L'angoisse m'étoull'ait. Toujours je croyais voir Mon frère, mon époux, courant dans la carrière. Nobles lutteurs couverts de sang et de poussière : Haletants, vers le but ils étendaient le bras. Et cherchaient à saisir la palme des combats. Soudain, à cette angoisse, à ce trouble funeste Le calme a succédé : de la voûte céleste Les splendeurs âmes yeux ont paru s'abaisser; J'ai cru voir nos martyrs triomphants s'élancer Jusqu'au trône où le Christ réside dans sa gloire. Ils triomphent : la mort a scellé leur victoire. Je le sens à la paix qui règne dans mon cœur, Ils reposent tous deux au soin du Dieu vainqueur.

SALOMK

S'ils sont déjà montés au séjour de lumière, Qu'ils aient pitié de nous, attardés sur la terre.

88 (KUVHES POÉTIQUES

Obtenez-nous, eliers saints, d'aller à notre tour A'ous rejoindre bientôt en réterncl séjour.

Cette ardeur qui te pousse à sortir de la vie.

Ma fille, ne sera que trop tôt assouvie.

Tu peux t'en rapporter du soin de ton trépas

A cet Almachius qui ne pardonne pas.

Il a par ton époux commencé son ouvrage ;

Il lui faudra ton sang pour apaiser sa rage.

Hélas !

L'heure s'avance et nul de nos amis Ne paraît. Cependant, plusieurs m'avaient promis D'assister nos martyrs jusqu'au lieu du supplice, Et d'accourir ensuite, après le sacrifice, Nous dire leurs tourments et leurs derniers combats. Qu'ils tardent à venir !

SALOMÉ

Ils n'y failliront pas.

Saturnin s'est chargé de ce pieux message.

CÉCILE

J'entends des pas, C'est lui !

Dieu tout-puissant

SGEXE III

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