‹ Œuvres poétiquesChapitre 3 sur 140 · V[ INTRODUCTION · texte numérisé non relu

V[ INTRODUCTION

\]n elle, la iiiàlo liertô des Cecilius, ses ancêtres, se inrli- à riiuiuilitédfs chr('ticns. Dans ses paroles, telles que les aetes de son martyre nons les ont conservées, la Rome des Scijjions et la Rome nouvelle des martyrs senddeiit unir leur accent pour former une harmonie sublime. Là réside le eharme pai'liculier et tout-puissant de sa physionomie.

(le eharme souverain s'est exercé autour d'elle comme il s'(>xerce encore à travers les siècles sur tous ceux qui se prennent à la considérer. Son jeune époux, Valérien, idolâtre, enivré d'amour, obéit, frémissant, à la force que Dieu a mise en sa parole. Tiburce, son beau-frère, subit à son tour cet ascendant de la fdle du Christ, et, comme ^'al(''rien, il la précède, joyeux, au martyr(i. Almachius, le «gouverneur de Rome, le ministre omni- ])otent de l'empei'cur, est obligé de compter avec elle. Avant de se résoudre à la coiulamner, cet inqdacable ennemi du Jiom chrétien épuise les prières, les séductions, les menaces. Il n'ose la faire exécuter publiquement, tiint e!-t grande l'influence de cette jeune; llllc sur le jx'uple de Rome. Il la veut faire étouiïer sans bruit dans la vapeur embrasée d'une salle de bains, et c'est là que, Iiillaut contre h; mii'aele, il ordonne enfin qu'elle s(»it égorufe. Le hourreau lui-môme tremble, frappe d'une main mal assurée, et s'enfuit laissant sa ixisogne inachevée. Jusqu'à son dernier soupir, elle domine, elle rayonne, elle répand autour d'elh; la lumière et l'amour 8np(-ririM's de Ji'sus-C^hrist.

Après ri']glise, les arts lui ont fait une auréole.

Page 1