‹ Œuvres poétiquesChapitre 57 sur 140 · LE MATIN · texte numérisé non relu

LE MATIN

L'oml)re fuit, le jour naît transparent et vermeil ; Un arôme puissant do la terre s'exhale. L'aurore, déployant sa robe orientale Epanche la lumière et chasse le sommeil.

Mille bruits, mille chants annoncent le réveil ; L'agneau bondit, la biche avec son faon détale ; Et, jetant au ciel bleu sa chanson matinale, L'alouette s'élance au-devant du soleil.

Les herbes et les fleurs, blanches de la rosée, Que le brouillard des nuits sur leur front a posée, Étincellent des feux de mille diamants.

De fraîcheur et d'éclat la plaine est couronnée. Pourquoi ne brillez-vous, rayons purs et charmants, Que le temps de la matinée ?

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