L'ENFANT ET SA VACHE
L'éclat du jour baissait : j'allais à travers champs. Des sillons dépouillés, la ligne monotone Devant moi s'étendait, et le soleil d'automne M'envoyait ses rayons couchants.
Un pâtre avec sa vache, attardés dans la plaine, Sur l'horizon en feu se détachaient en noir, Attendant, pour rentrer à la ferme prochaine. Les ombres tombantes du soir.
L'enfant était joueur: sa compagne docile
Se prêtait de son mieux à son amusement.
Elle le laissait faire avec un air tranquille
Et le regardait doucement.
Des humides naseaux approchant son visage, Quelquefois sur le dos le pâtre se couchait, Et la vache oubliant l'attrait du pâturage, Avec tendresse le léchait.
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Alors rent'ciiit joyeux, pour uiieux lui faire fête , Pressait sa vieille amie entre ses petits bras ; De peur de le blesser, elle ne bougeait pas, Et n'osait relever la tète.
Puis il s'éloignait d'elle et suivait au hasard Quelque nouvelle idée en sa cervelle éclose : Et la vache, levant son paisible regard, Semblait rêver à quelque chose .
Cependant le soleil au couchant avait fui : Dans la brume du soir je les vis disparaître. Lui, marchant le premier avec des airs de maître. Elle, cheminant après lui.