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LES FOINS

Répétez, rieuses, Quelque gai refrain.

Les fourches s'élèvent :

Dix fois retournés Les meulons s'achèvent.

Les foins sont fanés.

La nuit tombe obscure.

Hàte-toi, fermier; Charg-e ta voiture, Remplis ton grenier.

La récolte est faite ; Rien ne reste aux prés.

Vienne la tempête.

Les foins sont rentrés.

LES UOIS

() profondeur des bois ! solitude fermée Aux vains bruits du dehors, aux profanes accents ! Pins au feuillage sombre, et vous, chênes puissants, Qui me transportera sous votre voûte aimée ?

Qu'il est doux, étendu sous la haute ramée, D'ouïr au loin la voix des grands bœufs mugissants, Et de boire à longs traits, avec l'ombre embaumée, La paix qui des bois tombe et pénètre les sens !

Silence harmonieux, inelFable murmure, Souflle du Créateur passant sur la nature. Séculaires rameaux par la brise agités,

Heureux qui, délivré de la foule importune,

Fuit le tumulte des cités.

Et près de' vous, sans trouble, achève sa fortune !

Il est une lleiir du vieux temps Que nos jours ne cultivent guère, Fleur trautomne, fleur de printemps.

Qui devance la primevère Et qui survit aux froids autans.

Cette fleur si rare et si douce Est l'aimable hospitalité.

Dans les coeurs simples elle pousse, Et s'épanouit dans la mousse Au soleil de la charité.

Elle parfume qui la cueille :

L'humble toit par elle habité S'emplit de joie et de clarté, Et la main chère <|ui relfeuille Accroît encore sa beauté.

Celui qui se perd par sa lauli'.

Divine fleur, me fait i>ilié.

188 l.KS HOTES

Il ne sait juis (|U(' l'amitié,

Quand notre ami devient notre hôte,

En est plus douce de moitié.

11 ne sait pas qui; le partage Des biens que Dieu nous a commis, Nous en fait jouir davantage, Et qu'on orne son héritage En j recevant ses amis.

O vous qui m'avez fait visite, Cdiers hùtes, oiseaux voyageurs, A mon foyer revenez vite, Quand l'hiver aura pris la fuite, (^)uand les pommiers seront en (leurs !

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