‹ Œuvres poétiquesChapitre 82 sur 140 · VIEILLESSE · texte numérisé non relu

VIEILLESSE

Le temple et le pasteur touchent à leur ruine. Tous deux ont éprouvé les outrages des ans. Déjà l'abîme s'ouvre et la chute est voisine Pour le vieil édifice et Thomme aux cheveux blancs.

La tête du vieillard penche sur sa p<ùtrine : Ses pas sont incertains et ses genoux tremblants. Le clocher de l'église au vent du nord s'incline, Et sa voûte tient mal sur les murs chancelants.

Mais qu'importent pour eux la jeunesse passée,

Et la force détruite et la grâce effacée ?

Le temple et le pasteur ont gardé leurs amours.

Au fond du co'ur qui vit sous cette chair mourante. Sur l'autel délabré de l'égHse tombante. Dieu se plait à descendre et réside toujours.

P.APUAEL ET MOZART

Quand Mozart, désertant la terre, Montait radieux vers le ciel, L'âme heureuse de Raphaël Vint à rencontre de son frère.

Pareil à l'enfant qui croit voir Dans l'onde pure son visage, Chacun d'eux crut voir son image En l'autre, comme en un miroir.

Ils mêlèrent en un sourire Leurs cœurs et se donnant la main.

Vers le paradis sans rien dire Ils poursuivirent leur chemin.

Et quand leurs deux âmes jumelles Entrèrent au divin séjour, Portant des grâces immortelles, Rayonnantes du même amour,

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