‹ Œuvres poétiquesChapitre 84 sur 140 · LA ROSE · texte numérisé non relu

LA ROSE

Avec le jour vermeil la rose vient d'éclore: Son front paré d'orgueil se dresse avec dédain ; Au milieu de ses sœurs qu'elle surpasse encore, Elle brille et s'étale en reine du jardin.

Oïl dirait que le ciel, [unir former son carmin, A choisi les rayons dont l'aube se colore, Et les a mélangés aux larmes de l'aurore, Tant elle a la fraîcheur et l'éclat du matin.

Respirons les parfums que sa corolle exhale : Contemplons de plus près sa beauté virginale. Je t'aime; ne crains ricn,jeune et charmante fleur.

Je n'effleurerai point ta robe purpurine. —

Je m'approche : sur elle, en tremblant je m'incline :

Un scarabée impur habitait en son cœur !

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