A LA SUITE DU POEME DE SUZANNE
— Cela aura six chants, dont j'ai mai que les séparations. J'ai regret de ne pouvoir le faire plus court. Il faudra l'oi" ner de comparaisons, de détails asiatiques sur les vêtement-, les aromates, les richesses, etc., pour en faire un ouvrage piquant.
— Les morceaux du Canlique à imite ' au deuxième chant sont ceux où Elle court aiirès Lui, et quand il répond, ce sera l'esclave. Puis Siizinne priai a les jeunes filles de Jérusalem (le le chercher avec elle, ei l'esclave répondra : «Ce ui que tu cherches, ô la plus bellûdes femmes... »
— On peut terminer le récit poétique et très court de Joseph, à la fin du troisième chant, par c?s touchatUes paroles de la Genèse: Je suis votre Joseph,' ir.on père est-il vivant?
— Au deuxième chant, il faut la peindre à tab'e. El e ne mange point. Elle n'écouta point ses femm.s qui chan'ent sur le luth. Une rêverie profonde répand une expression mélancolique sur son céleste visage. Elle songe à son époux qui est loin d'elle. Ce soir la main d3 Joac'iim ne pressera point la sienne. La vo'x de Joachim ne lui dira point adieu... La bouche de Joachim ne lui donnera point le chaste baiser du sommeil. Elle s'égare dans ces trustes pensées, et sa belle main va sur ses yeux essuyer une larme... Elle se lève, etc.
Le peuple, à la fin, peut compare.^ Daniel aux anges qui visitaient Adam, et qui demandaient Thospitalité à Abraham, etc.
— Au lieu de ces anges gardiens qui me >onl venus à l'espiit dans 1 1 première ilée de cet ouvrage et qui composent un merveilleux déjà usé et rebaltu par bis poètes aile-
mands, il vaut mieux en employer un autre. Il n'y a qu'à faira guider les infâmes vieillards par Bélial, le dieu de la débauche, que Milton peint dans cette énumération des anciens dieux de rOrient... Admirable morceau! Parler des divinités babyloniennes et de leurs fêtes impudiques. — V. Hérodote et les poètes juifs, — et les bien décrire. L'ange de la pudeur sera celui de Suzanne... cela vaut mieux... Un autra sera celui de la jeune sœur, etc.. En personnifiant ainsi toutes les vertus humaines et leur donnant un visage expressif et allégorique... cela sera d'ailleurs plus court et me laissera plus de [)lace pour les détails historiques et géographi jues sur tous ces pays, Phénicie, Judée, Damas, Mésopotamie.
La glace mignarde et affectée des filles de Babylone, la mollesse et l'impudicité de leurs fêtes, feront un beau contraste avec les mœurs et la physionomie de Suzanne.
— Lorsque Suzanne voudra descendre, la nuit, dans ses jardins, deux de ses femmes lui met ront aux pieds une chaussure qu'il faudra peindre. Ce ^era comme des pantoufles.
Mais quand elle voudra se baigner, il faudra peindre la chaussure que ses femmes lui ôteroiit et qui ne sera point la même, et peindre aussi tous ses vêtemmts, à mesure qu'elles l'en dépouilleront.
— Pendant que les infâmes vieillards délibèrent entre eux avant d'aller parler à Suzanne, le même ang3 qui écrivit les trois mots de Balthazar vient tout à coup leur graver sur la muraille le tableau de quelque scélérat calomiiiateur puni dans l'Ecriture. Ils regardent, ils restent muets; leurs cheveux ee dressent sur leurs têtes, puis ils se regardent l'un l'autr..', rougissent, chacun des deux tremblant que l'autre ne se soit douté de ce qui se passait en lui, et sans se rien communiquer ils continuent à ourdir la trame d'adultère ou de calomnie, et sortent pour aller parler à Suzanne,
On peut couvrir les murailles «le Suzanne de tapisserus chargées de belles histoires juives.
Parler de ce fameux temple ou tour de Bel (1), et de cet escalier qui tournait huit fois,— V. Hérodote et Pvollin, t. II, — et des jardins de Sémirarais et de tout ce qu'il y avait à Babylone. La statue cchevel:e de Sémirainis. — Sardanapale et son épitaphe.
Sui- la tour de Babel ajouter: fama est, les fables racontent que...
Met're dans la bouche d'un prophète que le lieu où ils sont captifs et maltrai es était autrefois lEden...
Quand le Seigneur créa le monde... quand il créa la lumière... (pein Ire les effets de la lumière naissante). La nuit, qui avait espéré posséder l'univers à jamais, s'enveloppa dansse.^ voiles, et fuit dans son antre, d'où elle n'est po'nt sortie. Ce que nous appelons la nuit n'est que l'ombre. Ce n'est qu'à la fin du monde...