I, IV
CHANSON DAGIS Sur la brusîure de la joue de Leonide
/"Cependant que l'Amour se joue
Dedans l'or de vos beaux cheveux, Une estincelle de ses feux, Par malheur vous touche la joue.
Par là, jugez, Nymphe cruelle, Combien en est le feu cuisant, Puis que ceste seule estincelle Tant de douleur va produisant.
Cependant que vostre oeil eslance (Encores qu'il en fut vainqueur) Tant de fiâmes contre mon cœur, L'une la joue vous offense.
Parla
Cependant que mon cœur en flame Voulant son ardeur vous lancer, Son feu, qui ne peust y passer, Brusla la joue au lieu de l'ame.
Par là jugez, Nymphe cruelle, Combien en est le feu cuisant, Puis que ceste seule estincelle Tant de douleur va produisant.
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V1LANELLE d'aMIDOR
reprochant une légèreté à Diane
A la fin celuy l'aura, Qui dernier la servira.
"TVe ce cœur cent fois volage,
Plus que le vent animé, Qui peut croire d'estre aimé Ne doit pas estre creu sage.
Car enfin celuy l'aura,
Qui dernier la servira.
A tous vents la girouette Sur le feste d'une tour, Elle aussi, vers toute Amour Tourne le coeur et la teste.
A la fin
Le Chasseur jamais ne prise Ce qu'à la fin il a pris ;
L'inconstante fait bien pis, Méprisant qui la tient prise.
Mais enfin
Ainsi qu'un clou l'autre chasse, Dedans son cœur, le dernier De celuy qui fut premier Soudain usurpe la place.
C'est pourquoy celuy l'aura, Qui dernier la servira.