‹ Œuvres poétiques choisies et précédées d'une introductionChapitre 54 sur 89 · Cf. l'Amie de Court (y. 739, p · texte numérisé non relu

Cf. l'Amie de Court (y. 739, p

Ce qui me rend, à touts faisant grand' chère, En dictz prodigue et aux effectz très chère, C'est pour sembler à la Lyonne sage, Qui par coustume et naturel usage Le grand trouppeau des bestes environne, Pour en tirer de toutes une bonne.

2. Castiglione, Courtisan, f. 155 V : « Je vouldroye scavoir comment cette femme... doibt respondre à qui l'ayme véritablement, et comment à qui en face faulse démonstration, et si elle doibt dissimuler d'entendre, ou si elle doibt correspondre ou refuser. » Sa règle de conduite « sera refuser tousjours de croire que celluy qui luy parle d'amour l'ayme pourtant » (f. 156 r° sqq.).

Et la laissez elle et sa couverture

Se consommer, et complaire en ses fainctes,

Sans luy en faire ou querelles ou plainctes. 27s Je ne dy pas qu'il ne faille celer

Sa voulunté », et que dissimuler

En temps et lieu ne face une subjette

Estre et sembler à son amy discrette ;

Mais craindre fault que soubz discrétion 280 Ne se nourrisse aulcune affection,

Et à la fin que ce desguisement [15]

Contente plus que le contentement.

Qiaant est à moy, je ne veulx publier

Le neud qui sceut ma voulunté lyer, 28) Et me plaist bien, couvert et incongneu. Mais s'il estoit par fortune advenu

Que mon amour, tel qu'il est, fust notoire.

Sans aultre aymer, sans le faire descroire.

Je me vouldroys avec une prudence 290 Reconforter de telle congnoissance.

Et rejettant tout deshonneur et honte.

Premièrement ferois estât et compte

Que la vulgaire et sotte multitude

N'a jugement, scavoir, ny certitude; 295 Et le scachant, s'elle trouvoit estrange,

27J. consummer PTBO — 274. au pleirictes P — 276. volunté TB — 281. At [Et] M » ; se DM^-M4, ce PTBM' M5-M7 — 283. Quand BM4 — 285. couvert (corr. connut) a — 291. reejctant D*; tous deshonneurs toutes édit. saufD ' — 292. feroys D », feroit M 3 ; conte b — 295. Que le M 7 — 294. sçavoir D *, savoir b — 295. scachant D», sachant TB, saichant P b, sachants M 5 - M 7.

I. Platon, Banquet, 182 D. — Gistiglione, Courtisan, f. 167 1° sqq., recommande la discrétion; Héroet résoud la question comme Marguerite de Navarre (voir la citation, v. 314, en note, — et encore le portrait d'un « gentilhomme » discret dans les Marguerites, t. IV, p. 45 sqq.).

J'estimerois ses blasmes à louenge.

Les gens d'honneur redoubler je ne puis, Qui ont passé les destroicts ou je suis ; Car si d'aymer vient toute honnesteté

joo Et leur souvient de ce qu'ilz ont esté,

Soit homme ou femme, ilz me pardonneront.

Et mesme ceulx qui me condamneront De n'avoir pas sainctement observé Le droict d'aymer " au mary réservé,

305 Quand ilz scauront ma vie et ma conduicte, Par une loy dedans leurs cueurs escripte M'excuseront, quoy qu'ilz en vueillent dire, Tout à part soy, qui me debvra suffire. Bien qu'ilz me soient en public ennemys.

310 Ou s'il m'estoit me deffendre permis, [16J

Je destruirois la coustume saulvaige Que l'homme a faict trop à son adventage *.

296. J'estimeroys D *, Jaymerois B; louange D* — 298. destroictz D* — 299. tout TB M'M4-M6, tout' M 7 — 301. il b — 502. Et ceulx mesmes a b; condempneront & — 305. scauront D*, sauront i; conduite PO — 506. les cueurs b — 307. veuillent P, veillent a b — 308. par toutes èdit. sauf D; devera b — 310. s'il estoit B, si estoit a t; ne [me] M ; permys b — 311. destruiroys D* ; sauvaige b — 312. fait b; par trop B; advantage D ^, advantaige b.

1. Ce « droit d'aymer » est le sujet d'une longue discussion dans le Courtisan de Castiglione, f. 157 v' sqq. : « ...Si à la femme de pallais advient ceste infortune que la hayne de son mary ou l'amour d'autruy l'induyse à aymer, je ne veux qu'elle ne baille autre chose à son amy que le cueur, et que jamais elle ne luy face aucune certaine démonstration d'amour ne par paroUes ne par contenance, ny en aucune façon, tellement qu'il en puisse estre asseuré... Si la femme de pallais n'est maryee, ayant à aimer, je veulx qu'elle en ayme ung à qui elle se puisse maryer; et ne imputeray point à erreur qu'elle luy face quelque signe d'amour. . . » Telle est la doctrine du principal interlocuteur de ce dialogue ; il accorde même que dans ce cas « elle face toutes les démonstrations d'amour à celluy qui l'ayme, excepte celles qui pourroient induire la pensée de l'amant à espérance d'obtenir d'elle quelque chose deshonneste ».

2. Voir les mêmes revendications et les mêmes protestations de la femme contre les sentiments des hommes dans la 21* nouvelle de VHeptatnéron, « Rolandine et le Bastard ».

Une raison me seroit suffisante :

C'est que je suis d'ung seul amy contente ', : -, Qui est vertu beaulcoup plus estimée,

Que n'aymer point, ou n'estre point aymée.

Je dys vertu d'aultant plus honorable,

Que point ou peu s'en treuve de semblable. Mais confessons que la vertu soit vice, 520 Et bannissons tout amoureux service;

S'il est trouvé encores que j'en use.

Tant la valeur de mon amy m'excuse

Que bien seroit ma coulpe fortunée.

Et moy absoulte, avant que condampnée.

J25 Laissons les loix et leur sévérité

Et réduisons ma cause à équité.

Dames, oyez. Icy je suis contraincte

De convertir ma louange en complaincte.

Si par parents, par commune raison, Î30 Si pour haulser l'honneur de ma maison,

A la mercy d'ung maistre suis submise *,

313. raison my ab — 314. d'un b — 315. beaucoup b — 317. dy PTB, ditzè; d'autant b — 318. trouve BOM 5 - M 7, tienne (corr. en marge treuve) a — 520. banissons b — 322. Tant de M 4-M *; valleur b ; amy excuse M S- M? — 324. autant que B; condamnée D* TB, condempnée b — 326. équité D», esquite B, l'équité a b — 328. louengc TBMS-M7 — 329. parens b — 330. Si par M; haulcer B — 331. d'uni»; {au-dessus de mzistre on lit mari d'une écriture plus récente) a; soubmise P.

1. Dans une chanson de Marguerite de Navarre (Marguerites, t. IV,

Assez se sont mys en la queste Pour trouver en mon cœur pitié; Mais je respons à leur requeste, Je n'ay qu'en un seul amytié.

2. Castiglione, Courtisan, f° 158 r° : « Aucunes sont marj'ées de leurs pères par force à vieillards maladifz, ennuyeulx et chagrins qui les font vivre en continuelle misère... Par quoy ne voulez vous qu'il

Long temps après qu'avois esté requise

D'ung serviteur, lequel n'estant plus sien,

Je ne pouvois espérer d'estre mien, 335 Si je sers l'ung de mauldicte aventure

Et je commande à l'aultre de nature,

Si l'ung m'est vie et l'aultre dure mort,

En bien aymant, auquel feray-je tort,

Ou à celuy qui de mon heur abuse, [17]

340 Ou à celluy que maulgré moy reffuse ' ? Est-ce à celluy qui ne scait ny entend

Aultre malheur que d'estre trop content?

Ou à celluy qui maintes fois a veu

Aultre usurper le bien qui luy est deu, 345 Qui a vouloir et raison de le prendre.

Que Ion occist et ne s'ose deffendre?

Ha faulte faicte avant que d'y penser,

Que je ne suis à te recommencer !

Bien tost serions eulx et moy advertis,

532, avoys D* — 333. D'un b — 334. Je le (grattage) a; pouvoys D^ ; myen b — 335. l'un b; adventure D» — 336. l'autre Z) — 337. l'un b; l'autre b — 338. ferai D» — 339. celluy D *, celluy (au-dessus mari) a; son (grattage) a; cueur abuse M 5 M * — 340. celluy (au-dessus amy) a ; qui D et autres édit., que M 5 M^ ; refuse TB — 341. Esse b; sçait D * ; entent b — 342. Autre b — 343. celluy (au-dessus amy d'une écriture plus récente) a; mille foys a b — 344. Autre b — 545. voulloir b; prandre b — 346. se ose B a b — 347. que y bien a b — 348. recommancer b — 349. advertiz b.

soit licite à la femme chercher quelque réfrigère à une si dure tribulation et donner aux autres ce que par son mary est non seulement desprisé, mais abhorry ? »

I. Dans une comédie de Marguerite de Navarre (Marguerites, t. IV, p. 1x3), une femme se montre partagée, comme la Parfaicte Amye, entre « un Mary indigne d'estre aymé » et « un Serviteur d'autre part estimé ». Cette fiction ne pose pas simplement un problème d'ordre pratique; elle oppose sous forme allégorique l'amour terrestre ou « populaire » et l'amour « céleste » (cf. Platon, Banquet, 180 E), les plaisirs charnels et les aspirations idéales. Voir aussi la 63' nouvelle de V Heptaméron, intitulée « l'Honneste Mary ».

550 Que de mes biens injustement partis

Celluy en doibt estre seul hérité,

Qui en a part et a tout mérité.

C'est l'amy seul que je veulx et doibs plaindre.

Puis qu'une loi cruelle a sceu contraindre 5)5 Ma voulunté pour jamais se douloir

De ce qu'elle a faict semblant de vouloir,

Puis que l'amy, qui l'esperit possède,

Corps et beaulté de moy s'amye cède

A qui n'en chault, à qui mal s'en acquicte, 360 A qui ne scait le plaisir qu'on luy quicte,

Luy fairons nous pas tort et maulvais tour ?

Luy doibs je pas moy mesme de retour.

S'il est tout mien et sienne je ne suis.

Sinon aultant que par honneur je puis ? 565 Qui est si peu, selon ma voulunté,

Qu'il ne me doibt estre pour rien compté.

Que pour regret de n'oser secourir [18]

Celluy que voy de ma vie mourir '.

Et puis on dict que je le doibs laisser, 370 Et en cela mon naturel forcer.

L'ung me reprend, conseille et admonneste;

L'aultre me painct Testât de dame honneste ;

L'ung crojrt, qu'aymant, Dieu se puisse offenser;

350. partjz b — 351. Celluy (au-dessus zmy d'une écriture plus récente) a, Celuy *; irrité a b — 353. plaindre, D et toutes édit. m«/ plaindre. M* — 354. que une b; Loy D* — 355. volonté b; doulloir b — 356. voulloir b

— 357. l'esprit TB ; ja l'esprit M S-M 7 — 358. sa mye a ; cedde b

— 359. A qui {au-dessus mary d'une écriture plus récente) a — 360. sçait D* — 361. fairons D *, faisons M a b ; par M4; mauvais b — 362. mesmes b — 363. myen D' — 364. autant b — 365. volonté b — 367. regrect b — 370. en omis M 4 ; Et cela est M 5 - M 7 — 371. reprent TB — 372. L'autre b; Dame D» — 373. L'un croit que aynunt b.

I. Celui que je vois mourir du besoin qu'il a de vivre avec moi (cf. "■'■ 537)-

L'aultre me dict qu'il n'y fault plus penser,

375 Faisant d'amour, comme d'accoustrement Qui se reprend et se laisse aysément : Mais le myen est de lieu trop hault venu, Pour estre ainsi variable tenu.

Il fault que j'ayme, ensemble que je dye

3S0 (Si bien aymer s'appelle maladie)

Que suis mal saine, et ne veulx enquérir D'aulcun moyen qui me puisse guérir.

Ma guerison est de veoir incurable Mon mal, yssu d'une source immuable.

585 Mais advenant que mon affection Devint subjette à la mutation, Et que changer et laisser fust loysible, Aultant qu'en moy je le sens impossible. Ou que le ciel, qui a mes heurs comptés,

590 Changeast son cours avec ses vouluntés. Si fauldroit il que son département Fust excusé de mal contentement.

Ou de despit, par lequel ressuscite Tout mort aymant, si tost qu'il se despite.

59) Je leur vouldrois vouluntiers demander, [19]

Sur quoy je puis juste despit fonder.

Leur mentiray-je, en disant que j'ay sceu, Que Ion m'a dict, ou qu'on s'est apperceu Qu'aultre nouvelle et plus jeune beaulté

400 Faict soupsonner de sa desloyaulté ?

375. acoustrement TB b — 376. reprent TBM s, rcpent M 7 — 377. le lieu BM i-M 4 — 380. malladye b — 381. seyne b ; menquerir a b — 382. D'aucun b; guarir b — 384. sourse P — 386. subjecte D*, subgecte b', mutacion b — 387. feust b — 388. Autant b — 390. mes volontez a b — 391. que ce a b — 593. resuscite TB — 394. ayant M S - M7, amant a t — 395. leurs TBM'-M4; vouUentiers a, voullontiers i — 397. Luy ab; ']& (ajouté en înterligite) a — 398. Que on TBM * - M 4, Qu'en M ' ; ou qu'une PB, ou q'ung TM ', ou qu'un M '-M 4 ; cest b — 399, Que ai; autre 0 — 400. Fait è; soupçonner M*, souspeçonner M 3 - M 7.

Qui est la cause en cela, qu'on peult faindre,

Et qui doibt plus une femme contraindre

A ce despit, qui hors d'amour nous jette '. Las, je ne suis à telle peur subjette ; 405 Et si j'estois d'aventure paoureuse,

Encor a il la langue tant heureuse,

Ouvre si bien son cueur en ses deffenses,

En desguisant et couvrant ses offenses

D'art seulement de nature fardée *, 410 Qu'incontinent je suis dissuadée.

Ce que j'ay dict, il me le fauit nyer;

Ce que je suis, suis contraincte oublier;

Qui est ung bien qui me cause malaise.

Car qui scauroit au vray comme il m'appaise, 415 De quel' doulceur il use, et de quelz termes

Aulcunes foys seiche mes fainctes larmes,

Me plaindroit fort, que ne suis offensée

Premièrement, puis après courroucée,

403. lors TBM ; gecte b — 404. subgecte b — 405. jestoys b — 406. Encoures a, Encores b — 407. deffences b — ■ 408. offences b — 409. De art seuUement b — 410. due incontinant a b — 411. y le me faict ab — 412. je scaya; oublyer 6 — 414. scauroit D*, sauroit i; mapaise i» — 415. Quelle (De omis) a b — 416. Aucunes (oysb; lermes b — 417. Me plaignant fort quant je suis offencée a.

1. Cf. Platon, Phèdre, 253 C. — Le véritable amour ne connaît ni jalousie ni dépit; même affirmation dans la Complaincte d'une dame nouvellement surprime d'amour (v. 288). Dans la Coche de Marguerite de Navarre {^Marguerites, t. IV, p. 229) une femme voudrait partager avec ses deux amies moins fortunées Tamour de celui qu'elle aime :

Mon Amy seul qui en vault plus de trois Sera des trois Amy. O quel lien.

Qui quatre cœurs unira sans moyen En un vouloir!

Ce personnage parait romanesque ; le sentiment de la Parfaicte Amye est plus vrai et s'inspire d'une pensée philosophique.

2. Ce vers signifie : par le seul moyen d'un naturel hypocrite.

Pour avoir l'œil de veoir son éloquence

420 Louer sa foy, et blasmer ma créance.

Par ce moyen esclarciroit les doubles Que je n'ay poinct, et que vous avez toutes, Qui bien aymez, dont je plainds les aulcunes, [20] Qui ne scauroient avoir pires fortunes

425 Que bien vouloir à non scavants amys ;

Lesquelz, ayants leur dame en doubte mys, Si froydement excusent innocence, Que bien souvent laissent une évidence De grand péché, par defFense tant crue,

450 Que faulte mise en doubte est demy creue. Je pense au mal qu'a la paovre affligée. Quand on luy laisse ainsi l'ame figée D'ung froid, qui porte avec soy jalousie ; Je pense au bien, dont quelcque aultre est saisie,

43 5 Quand d'ung despit solitaire et déserte A elle vient une langue diserte, Ung œil parlant, une grâce asseurante, Qui par raison ou vraye ou apparente Heureusement touts les soupsons destruict,

440 Et d'ung courroux faict recuillir grand fruict. A mon advis myeulx pour femme vauldroit Amy trompeur et menteur bien adroict.

Sachant sa faulte en bienfaict desguiser, Et les tourments de sa dame appaiser,

419. l'heur d'ouyr corr. ms. dans P [Bibl. Ars.), leur de veoir a, Iheur h

— 420. sa créance MS M7 — 425. Q.ue M3 ; pleinds P, pleins B, plains O, plaintz b; aucunes O b — 424. sçauroyent D* — 425. voulloir b ; scavants D», scavans b — 427. froidement TB b — 428. Que rien faisant al — 429. grant b — 430. et b — 431. pauvre D» M5-M7, povre b — 432. Quant fr — 433. Dun froit b ; quapporte a b — 434. quelque autre b

— 455. Quant b — 438. apparante b — 439. tous b; souspeçons M5.M7

— 440. d'un b; fait b; recueillir D» P — 441. mieulx b — 442. à droict M5-M7 — 443. Saichant P b; bien faict D*, bien fait b — 444. torments P, tourmens b.

44S Qu'ung ignorant qui ne peult faire croyre Sa loyaulté, ou il fonde sa gloire.

Le mien seroit sçavant et inventeur, S'il vouloit estre ou trompeur ou menteur, Et croy qu'il scait ou l'excuse demeure,

450 Laquelle faicte engarde qu'on ne meure.

Mais je ne puis penser qu'il me deçoipve, [21]

Ne qu'aultre cueur avec le mien recoipve i.

Je le congnois et scay tant bien, comment Le seigneur veult estre aymé sainctement,

45 5 Comme il voit cler, et combien il requiert De seuretés en femme qu'il acquiert, Que rencontrer plus servante maistresse Il ne pourroit. Et s'ailleurs ne s'addresse, Cest heur me vient ou de sa voulunté,

460 Ou j'en scay gré à ma seule bonté.

Mais quand je pense à moy si peu crainctifve, Dont peult venir l'asseurance naifve.

Qui me faict prendre, en amour tant voilage *, Le tout au myeulx et à mon adventage ?

465 Cest que me sens en son endroict si forte, Tant aggreable, et de si bonne sorte.

Qu'il n'y a chose en personne excellente

445. Qye ung b — 447. savant b — 448. Si b — 449. sçait D* ; les V. 449-544 manquent dans b — 452. myen D* ; recoipve D* — 453. sçay D» — 455. Comment voit M^-M» — 458. Et se OMi-M4 M* — 459. Chez M* Ms M^ M^ — 460. sçay D» — 461. quant T ; en moy a — 462. n'aifve D', naïve O — 464. aux T; myeulx T; aventage T, avantage B.

1. La Parfaicte Amye donne ainsi une solution nouvelle à la question fort débattue alors : qui aime le mieux de la femme ou de l'homme ? Voir le Peregrin, III, 83, f" ij8 r" : « Au convy et festin fut disputé lequel plus aymoit, la dame ou l'homme. »

2. Parlant de l'amour tel qu'elle le conçoit, l'Amie de Court (v. 879, p. 35) dit que

L'aultre est volant plein de légèreté.

Que je ne l'aye, et que je n'en contente

Celluy qui est si fort à contenter, 470 Qu'on ne luy doibt rien, que moy, présenter. S'il veut beaulté, belle luy sembleray,

S'il veult l'esprit, divine luy seray ;

C'est vérité, que chascune peult croyre,

En me laissant dévorer ceste gloire, 47 S Que j'attribue à la vertu prouvée

De mon amy, qui la mienne a trouvée '.

Tout ce qu'il veult, tout ce qu'amour désire.

Tout le scavoir qu'on peult ouyr ou lire

Se trouve en moy ; et croy qu'il n'y a rien, [22]

480 Si ce n'estoit luy qui cherche si bien.

Ainsi trouvant en moy touts ses plaisirs

Le mescroiray-je avoir nouveaulx désirs ? Si se tenir à une est difficile,

Il peult de moy seule en forger ung mille ;

468. et que ne m'en M? — 470. On M? — 472. esperit TM' — 473. vérité D ' ; chescun {au-dessus la) a — 477. amy a — 478. sçavoir D* ; qu'u T, qu'un B, qu'eu M', qu'eut peu M^-M^ — 480. qui sache ce bien a — 482. mescroieray T — 484. Il ne peult B.

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