Elle ayme Dieu et requiert sa moytié
Lors Dieu luy rend. O heureuse amytié !
O grand malheur d'estre au corps trebuchée !
O quel soûlas de s'estre tant cherchée
Que, pour demye, entière se rencontre ! 340 Dieu est seul bon, et là sa bonté monstre.
316. contempnoyt B, contempnoit b — 317. sepparee b — 318. à D^ — 321. quanta; l'adolessance b — 322. Elle d; sa (ajouté en interligne) faulte d'ignorance b — 325. reçoit Z>, ressente ; moictieZ» — 326. riens q b; n'avoir M4-M*, la voir d, l'autre b — 327. Tous ses cryz b ; soy P, ce rf
— 328. Vers omis B; Tous ses veulx b — 329. mesme présenter d — 330. souloyt D*, soulloit d; de omis d; contante b, contenter d — 331. demeuré b — 332, voyt D*, voy B, veoit b; riens b — 334. inteiicion b
— 335. aime D» ; samytié {avec addition d'un o dans tinterligné) b — 337. grant b; trébuché b — 338. serché è — 339. ou devant se bd\ ce DPBM', se OM^-M^ — 340. bonté D'.
Premièrement quand sa facture voit,
A qui permis deux lumières avoit.
Dont l'une estoit infuse par laquelle
Congnoissoit tout estant au dessus d'elle, 34) Et l'aultre moyndre, acquise de nature.
Pour voir les corps et choses d'adventure,
Quand l'ame voit, céleste, à luy vouée.
De deux vertuz différentes douée
Tant de plaisir au naturel donner, 3)0 Qu'oser la grâce infuse abandonner,
N'est il pas seul juste, bon et vray père,
Que d'oublier si tost ce vitupère.
De se donner et de nous à nous rendre,
Si le voulons, et nostre perte entendre ? 5)5 Puis que l'ame est en ce corps descendue
Et d'elle sent la bonne part perdue,
Chercher se doibt en la seule bonté ;
Car tout le bien vers le bon est monté ;
Là se trouvant se tiendra trop heureuse, 560 Et jouyra de gloire vertueuse ;
Soy revoyant ses douleurs oublyera,
Avecques soy pour jamais se lyera [78]
D'ung feu d'amour prins en sa région.
Qui luy sera vraye religion.
365 S'elle se veult au contraire esprouver.
Pensant ailleurs qu'en Dieu se retrouver,
341. sa forenne d ; voyt D» i — 342. permys d ; avojrt D», en soit d
— 345. infuze è — 344. Congnoissoyt D* ; tous i; tout ce qui dessus elle R — 345. l'autre b ; moindre D* — 346. veoyr B, veoir b ; le corps PBOM ; d'avanture b — 347. Quant b ; voyt D^ ; a l'amy voué b — 348. donné (grattage) b — 349. à la nature il donne rf — 350. Que oser la grâce infuze habandonner b, Qyte autant de grâce infuse il habandonne d
— 351. Père D* — 353. et de nous prendre (grattage) b — 354. voulions b — 355. de ce corps dessendue b — 356. sceut b; là D — 357. Cherche B, Sercherrf; ce DPBM', se M»-M8 O d; seullet — 361, doulleurs b — 362. Avec R — 363. D'un R — 364. fera b d — 366. q a Dieu b, que en Dieu d.
D'opinion folle s'esgarera
Et desja cheutte encores tombera ;
Se voulant joindre aux terrestres beaultés, 570 Lors commettra mille desloyaultés.
Se confiant en ce qu'elle faira,
Aultre accusant elle s'excusera,
Adorera sa confuse ignorance
Et reviendra par son oultrecuydance 575 A murmurer contre la vérité.
En fin dira Juppiter irrité,
Que soit son simple encores divisé.
Les Grecs de l'ame ont ainsi devisé,
Syre ; on les peult (ce me semble) escouter, 380 Puis que du vray sceurent si bien doubter,
Que compter fable approchant et meslée
De la clairté, qui nous est révélée.
Des ce temps là couvertement parloient
Touts ceulx qui Dieu manifester vouloient, 385 Pour le dangier de plusieurs simples âmes
Pleines de chair, de metail grosses lames,
Et contenter les corps terrestres nées
Devant que fust fortune, infortunées '
567. D'oppinion h — 368. Et de la cheute à — 369. voullant h, voyant à\ beaultez Z» — 370. Lors omis b; Commettra lors d; commectra D> O b, desloyaultez b — 371. fera PBOM b d — 372. Autre b
— 373. la[sa]<i — 375. Au b — 376. irritté b — 377. sonomisMi ; encore toutes édit. sauf D — 378. Grecz D^ ; divisé MO b — 380. Le ms. b s'arrête à la fin de ce vers — 381. Que en d ; fables M'-M? ; approchante d
— 383. De M4-M8 d ; parloyent D* — 384. Tous BM5 ; vouloyent D* — 385. danger OM4-M8 ; simples omis d — 386. Plaines B ; de cher métal de grosses i — 387. Et conter B, A contempler d\ nés D* — 388. Que devant feit d ; infortunés D*.
1. Ces deux vers manquent de clarté dans le texte imprimé; ils sont clairs dans le manuscrit de Chantilly qui donne probablement le texte authentique. Aussi peut-on se demander, malgré deux variantes curieuses {Parf. Am. 220 et Andro^. 42), si Héroet a vraiment revu la seconde édition de Dolet.
Qui n'estoient pas de la raison capables. 390 Ny devant eulx ny devant leurs semblables [79]
On ne doibt rien de véritable dire ; Car sont menteurs, et est aisé de lire Dessus le front de maligne pensée Qu'avant le soir leur nuict est commencée,
389. estoyent D' ; des (de M*) prisonniers capables Ms-M* — 392. aysé D^ — 394. nuyct D-".