‹ Œuvres poétiques complètesChapitre 101 sur 161 · SOBOLEWSKI "®P · texte numérisé non relu

SOBOLEWSKI "®P

Jegota , le bienvenu ! et toi donc aussi, mon cher !

JEGOTA

Ma cellule a trois pieds, et vous êtes tant !

FREIENB.

Eh bien, allons plutôt dans la chambre de Ronrad ; elle est la plus éloignée et adossée à l'église : on a beau crier et chanter, on ne risque pas d'être entendu. Aujourd'hui, j'ai l'intention de donner un libre cours à ma voix ;'en ville on pensera que ce sont chants d'église : c'est demain No*)l. Eh! camarades , j'ai aussi quelques bouteilles.

JACQUES

A l'insu du caporal?

FREIEND.

Le caporal est honnête homme et profitera des bouteilles. En outre, c'est un Polonais, un ancien légionnaire, que le tzar a forcé de se transformer en Moskovite. Le caporal,

LES MABTYBS. 201

d'ailleurs^ est bon catholique^ et permet aux détenus de passer ensemble la Vigile de Noël.

JACQUES

Si on rapprenait^ cela ne se passerait pas impunément! (Ils entrent danslacellale de Konrad, y font du fea et rallument les cbandeUes. — La oeUnle, comme dans le prologae.)

l'abbé lwowicz.

Et comment as-tu fait^ mon cher Jegota^ pour être des nôtres? Depuis quand?

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