RÉCIT HISTORIQUE EN DOUZE LIVRES
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THADÉE SOPLIÇA*.
LiNTÉRlEUR.
Somma IRC. — Retour du mvea. ^ Première entrevue dans le boudoir, uoe seooude à tableu — Grave leçon du Joge Siwr la civjlUé. — Remarques du président sur les modes étrangères. ^ Origioe de la discussion à propos d'Écourlé et de Faucon. — Lamentations du sénéchal. — Le dernier buissier-audiencier. — Coup d'œil sur t'élat politique de la Lithoanle et de TEnrope à oette épeque.
Lithuanie^ 6 ma patrie ! il en^stdeloi oomme de la santé ; on i\e t'apprécie à ta juste vateiir qu'après t'avoir perdue ! Si je vois et décris aujourd'hui ta beautédans tout »on éclat, c'est que je te pleure^ ô mon pays 1
Vierge Marie! toiquîdéfends la sainte montagne de Czenstochowa et règnes à Vilno sur la porte Ostra! ^* toi qui protèges le château de Nowogrodek et son |^ple fidèle! jadis au berceau, lorsque ma mère éplorée m'eut voué, mourant, à tes autels, tu me rendis la santé par un miracle ; je soulevai aussitôt ma paupière appesantie, et je pus le même jour aller sans appui, dans ta sainte chapelle, remercier Dieu de la vie que tu m'avais rendue : par un miracle non moins grand, daigne ramener les Pèlerins au sein de leur patrie absente. Cependant laisse fuir mon àme désolée ▼ers ces collines boisées, vers ces verdoyantes savanes qui
* Prononcez : Soplitzcu
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s'étendent au loin sur les deux rives du bleu Niémen ; vers ces champs diaprés de froment aux gerbes d'or, de seigle aux épis argentés, avec l^ colza couleur d'ambre, le sarrazin neigeux, la sarriette aux teintes virginales : le tout liséré çà et là d'une verte ceinture de poiriers au feuillage muet !
C'était dans uii site pareil, au bord d'un ruisseau sans nom, sur une colline couronnée de bouleaux, que s'élevait jadis une maison de seigneur, la cage en bois, les soubassements de briques rouges. Les blanches parois tranchaient de loin sur la sombre verdure des peupliers qui la garantissaient des vents de l'automne. L'habitation était peu spacieuse, mais commode et bien tenue; à côté d'elle, une vaste grange et trois meules de blé, qui n'avaient pu trouver place sous les hangars, et qui témoignaient de la fécondité du sol. Au grand nombre des gerbes de blé entassées le long ou en travers des sillons, et aussi pressées que les étoiles du ciel, à la quantité de charrues ouvrant dès le matin le sein de cette terre noire et fertile, qui sans doute appartenait à la maison blanche, et dont les immenses carrés étaient cultivés avec autant de luxe que les platesbandes d'un jardin, on devinait une ferme où régnaient l'ordre et l'abondance. Les portes de l'enclos, toutes laides ouvertes, annonçaient l'hospitalité des habitants et semblaient inviter le voyageur à venir s'y reposer des fatigues de la route.
Le jeune seigneur était justement arrivé dans une briska *, attelée de deux chevaux ; et, après avoir fait le tour de l'enceinte, il était descendu devant le perron. Les chevaux, abandonnés à eux-mêmes, s'étaient mis à brouter le gazon, en ramenant leritement la voiture vers la porte. Il n'y avait personne à la maison ; car l'entrée principale était close, et le verrou était mis extérieurement. Le jeune homme n'alla
* Ce mot» .de même qae fooarka, tchapka, kourlka, wiltchoura, konik (bidet), ete., est devenu français depais 1807.
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pas s'adresser aux domestiques de la ferme ; il ouvrit luimême, se précipita dans la maison, la parcourut avec at^ tendrissement : il y avait si longtemps qu'il ne l'avait vue! Envoyé dans une ville lointaine pour faire ses études, il venait alors d'en atteindre le terme. Ses regards émus passaient avidement en revue, comme de vieilles connaissances, les antiques parois; c'étaient les mêmes meubles, les mêmes tapisseries, objets desesjuvéniles admirations, mais moins grands, moins beaux qu'autrefois; les mêmes portraits à la muraille : c'était Kosciuszko dans sa cape brune de Krakovie ^* , les yeux levés au ciel et le sabre dans les deux mains. Cest dans cette attitude qu'il avait fait le serment de chasser du sol polonais les trois despotes, ou sinon d'expirer sur son glaive brisé. Plus loin, c'était Reytan*^ en costume polonais, triste après la liberté perdue.il dirigeait contre sa poitrine la pointe d'un stylet; devant lui étaient ouverts le Fhédon et la Vie de Catxm. Puis, c'était lasinski ^4, beau et pensif jeune homme; et, près de lui, Korsak, son inséparable compagnon. Debout sur les remparts de Praga, tous deux, fauchant les ennemis et pressant du pied des monceaux de kalmouks, ils regardaient l'incendie de Praga qui les environnait. C'était encore , à l'entrée du dortoir, la même vieille horloge à carillon dans sa châsse en bois; aussitôt, plein d'une joie enfantine, le voyageur en tira le cordon pour entendre la marche bien-aimée de Dombrowski. Puis il se mit à scruter la maison en cherchant la chambre qu'il avait habitée dix ans auparavant; il entre, il recule avec un regard de surprise et de peine : ici le boudoir d'une femme ! Qui donc serait-elle ? son vieil oncle n'était point marié, et sa jeune tante habitait Saint-Pétersbourg. Peut^tre la femme de charge? Un piano! Des livres et des cahiers de musique, le tout négligemment épars;*mais quel aimable désordre ! Elles devaient être jeunes et jolies, les mains qui les avaient ainsi dispersés! Tout auprès, une
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laO THADBS SOPLIÇA.
robe blanche, étendue sur le dossier d'un fauteuil, semblait attendre sa maîtresse ; et, sur tes fenêtres, des pots bigarrés de géraniums, de giroflées, de relne&^mai^uerites et de -violettes, répandaient leurs parfums printaniers.
Le jeune bomme s'approcha d'une croisée; nouveau prodige! le coin du verger, jadis encombré d'orties, s'était changé en un parterre coupé par 4es sentiers bien alignés et planté de gramena et de menthes ; une petite haie à jour, tressée en initiales, qui régnait tout autour, laissait voir à travers ses interstices des carrés tout émaillés de pâquerettes. Les pl|it6s-bandes venaient seulement d'être arrosées, «t l'arrosoir était auprès; mais la jardinière ellemême était invisible : elle venait de sortir, car la porte entr'ouverte se balançait encore, et Ton voyait à côté la trace d'un petit pied sans chaussure qui s'était posé sur un sable blanc et léger comme lieige. A cette trace peu profonde, mais distincte, on devinait que le pied mignon dont elle gardait l'empreinte devait avoir dans sa course rapide à peine effleuré la terre.
Le jeune voyageur resta longtemps devant la fenêtre, absorbé dans ses réfiexioRs. Il respirait avec délices l'air imprégné du parfum des fleurs, tantôt se penchant jusque sur les touffes de violettes et laissant errer un regard curieux sur les sentiers du jardin, tantôt le reportant sur les traces mystérieuses, et se livrant à mille conjectures au sujet de celle qui les avait imprimées sur le sable. Levant les yevdt par hasaixl , il aperçut , debout sur le mur du jardin, une jeune fille; son peiguoir, trahissant une taille charmante, cachait à peine sa poitrine et laissait à découvert ses blanches épaules et son cou de cygne; c'était le matinal déshabillé d'une jeune Lithuanienne, aux secrets duquel jamais un regard profane ne fut admis : et, quoiqu'elle se crût seule, la jeune fiUe croisait ses mains sur sa poitrine, en ajoutant ainsi un voile nouveau à sa beauté naisbante. Sa cbe-
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velure y etieore emprisoniiée dan» àt petites papillotes ^ encadrait admirablement to tête, en se dorant a«i soleil comme l'auréole d^une sainte image. On ne voyait pas son Tisage ; tournée vers la campagne^ elle semblait chercher qu6lqu*un du regard^ au loin^ dans la vallée ; l'ayant découvert, elle sourit, ftrappa dei^ makis, s'envola de la muraille comme un bel oiseau blane, franchit le jardin, leâ barrières et les fleurs : et, avant qu'il^At pu revenir de son étonnement, le jeune homme la vit glisser le long d'une planche appuyée contre le mur de sa chambre et s*élancer par la fenêtre, agile, sHenoteuse et légère comme un rayon de la lune. Elle saisit sa robe en chantant, courut au miroir; et, prête à s'habiller, elle aperçut Tétranger ! La robe lui échappa des mains ; elle pâlit de surprise et de frayeur ; et, de même qu'un nuage rougit à l'approche de faurtwre, le sang monta au front du jeune homme. Sa modestie lui fit baisser les yeux ; il essaya d'articuler quelques paroles d'excuses , ce f^t en vain : Il ne put que saluer et s'enfàir. La jeune ftlle avait jeté un faible cri d^alarme, ailsâi vague qtre celui d'un enfant effrayé par un rôve. Le voyageur, inquiet, hasarda un regard \ mais elle avait disparu, et force lui fut de sortir interdit, le cœur plein de trouble et d'agitation, et ne sachant trop lui-même si cette rencontre inespérée devait le faire rire, le confondre ou le charmer.
Cependant l'arrivée d'un hôte nouveau n'avait pas échappé aux l^abitants de la ferme. Déjà les chevaux étaient attachés dans les écuries, devant un râtelier abondamment pourvu d'avoine et de foin, comme il convenait dans une aussi bonne maison; car M. le juge^^ ne consentait jamais à renvoyer, selon le nouvel upage, les chevaux des étrangers dans les hôtelleries livrées à l'industrie des jmfs^ 9i tes domestiques n'allèrent pas au-devant du nowvel arrivé, ce n'était pas fauté d'empressement ou par négligence dans le service, mais ils attendaient que le sénéchal *« eût fini de se vêtir et
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Iâ2 THADÉB 80PUÇA.
d^ordonner le souper à l'autre extrémité du bâtiment. Ami de la maison et parent éloigné du seigneur» c'était lui qui, en son absence^était chargé de recevoir etd'entretenir les hôtes^ lui qui le remplaçait dans les soins domestiques. Voyant arriver quelqu'un, il se rendit furtivement à l'office )- et ^ honteux d'aller à sa rencontre dans un sarrau de toile grise, il se revêtit le plus vite qu'il put de ses hÀbits du dimanche, préparés depuis le matin ; car depuis le matin il s'apprêtait à s'asseoir à souper avec de nombreux convivea.
Le sénéchal reconnut de loin le jeune voyageur ; il lui tendit les bras : ce furent des embrassements et des cris de joie ! Alors commença ee dialogue rapide et sans suite qui voudrait renfermer en quelques mots l'histoire de plusieurs années, en multipliant les questions, les récits sans cesse interrompus, en prodiguant les soupirs et le$ exclamations. Satisfait de son interrogatoire, le sénéchal lui fit le programme de la journée ;
«c C'est bien à toi, mon Tba,dée (tel était le nom qu'en souvenir de Kosciuszko l'on avait donné au jeune homme, venu au monde durant la guerre d'indépendance), c'est bien à toi, dit- il, d'être arrivé chez nous un jour où nous avons tant de jeunes personnes. Ton oncle pense sérieusement à t'établir ; il y aura du choix ; depuis quelques jours une société nombreuse s'assemble chez nous pour entendre le jugement qui doit mettre fin à nos anciennes contestations avec le comte, annoncé lui-même pour demain. M. le président de la cour territoriale^? est déjà parmi nous, avec sa femme et ses deux filles. Les jeunes gens sont allés dans le bois tirer le menu gibier, et les dames, accompagnées des hommes d'âge mûr, se sont dirigées vers les moissonneurs, en attendant le retour de la chasse. Allons, si tu veux, au-devant de ces dames, de ton oncle et du président. )» « Us suivaient tous deux le chemin dà la forêt, sans pouvoir se rassasier de leurs entretiens. Le soleil, au termq de sa
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carrière, tout en tiédissant seR rayons, élargissait son orbite. Sa face était rouge et rebondie comme celle d'un laboureur bien portant, qui va goût^ le repos après le travail de la journée. Déjà le disque flamboyant descendait sur la cime des forêts ; déjà les brumes épaisses remplissant les sommets et les branches des arbres, semblaient fondre tout le bois en une niasse compacte. C'était comme un vaste et noir édifice incendié par le soleil. Soudain le dôme embrasé s'écroule ; une fois encore un long rayon de flamme se fait jour, comme une lumière tamisée par les fentes des volets : et puis tout s'éteint. Les faucilles sonores s'arrêtent au milieu des gerbes, et les râteaux bruyants sur les prairies. Les chars, que l'on commençait à remplir, s'en retournent à moitié vides vers les greniers ; et les bœufs , pressant le pas, semblent tout joyeux de leur légèreté inaccoutumée. Car telle était l'irrévocable volonté du juge : chez lui, avec le jour finissaient tous les travaux de la campagne, et sa volonté était chose saiBte> même pour son économe : « Le Maître du mond^, disait-il, connaît la mesure du travail et du repos. Quand le soleil, son journalier, abandonne le ciel, il est temps pour le laboureur de regagner sa chaumière^. »
En ce moment le juge ramenait en bon ordre au château tous ses hôtes joyeux. En tête marchaient les enfants avec ' leur précepteur, puis le juge donnant le bras à madame la présidente, et à côté d'eux le président entouré de sa famille. Venaient ensuite les demoiselles; et les jeunes gens, selon les usages reçus, les suivaient à un demi-pas d'intervalle. Personne n'assignait leurs places aux dames et aux cavaliers, personne ne prescrivait l'ordre à suivre, et pourtant tous semblaient intéressés à le maintenir. C'est que le juge faisait observer dans sa maison les anciennes coutumes, et jamais il n'aurait permis que l'on manquât à l'âge ou à la naissance, au mérite ou à la dignité.
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t34 THâBie SOFLIÇA.
« C'est t'aecotnptissemcnt de ces deftoirs^ dîtaift-tl, qm fait la gloire des familles et des nations ; sans qtioî^ nations et famtUes doivent inéTitablemeni périr. » Aussi sa famitie et ses serviteursétaient-ils façonnés à l'ordre qu'il avait éta* bli ; et môme le visiteur^ parent ou étranger^qui avait passé quelques jours dans son intérieur^ eontractait à son insu quelque chose de cet esprit de convenance que tout respirait autcmr de lui.
Après quelques instants d'expansion, le juge abandonna sa main aux baisers de son neveu, et le baisa luinnème au front en lui souhaitant la bienvenue ; et bien que, par éga^d pour ses bôles, il fàt avare envers lui de paroles, une larme, furtivement essuyée avec la manche de son habit, vint té^ Hioignerde son alfection pour Thadée.
Tous, à l'exemple du mattre, retournent au logis^ de la plaine covNHe du hoisy des plantation» oomme des pÂtnrages. Là, un tro«pea« de moutons se presse en bèlantsur le chemin du hameau, et fait lever un nuage de poussière; plus loin, s'arande lentement un troupeau de vaches du Tyrol avec leur» dochettes de laiton ; ailleurs, des chevaux heimissants ^ciSfiNirentde la prairie, où réoentmeni la fau ^ avait passé ; tout se réunit autour de la citerne, dont la bascule toujours' moévante, ne oeBse de crier et de réfpandre dans les auges une abondante boisson.
Le juge, tout fatigué q^'il étiûl et bien qu'entoio^ de Ses hdtes, né voulut pas manquer à un rigoureux devoir, et se rendit ki^nême auprès du puits | car c'est le soir surtout qu'un agronome vigilant peut le mieux s'assnt^rde l'état de son troupeau : jamais le juge ne confîait ce soin à ses mé* tayers, persuadé que l'œil du maître fait engraisser le cheval ^*.
Le sénéchal et l'huiflsier Protals se tenaient dans le vestibule et se parlaient avec toute la véhémenœ d^»i»e dispute; car, en l'absence du premier. Protais avait clandestinement
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fait porter le souper dans le vieux château niiné^ dontoo apercevait les décombres à la lisière du bois. A quoi bon ce déménagement ? Le sénéchal eâ avait pris de l'humeur, et se confondait en excuses devant le juge étonné; mais le mal était fait, il était trop tard pour y remédier aisément : on aima mieux s'excuser auprès des convives et les mener dans les ruines^ Chemin faisant, l'huissier Protaisae cessait d'expliquer au juge pour quels motifs il avait changé les dispositions arrêtées, la maison n'ayant aucune chamt»^ assez vaste pour contenir tant d'hôtes respectables ; tandis que le vestibule du manoir était spacieux, bie» conservé, que la voûte en était solide... Il est vrai qu'une paroi s'était fendue de haut en bas, que les croisées étaient veuves de leurs vitres; mais en été cela n'offrait aucun inconvénient : et d'ailleurs le voisinage des caves facilitait prodi* gieusement le service. Tout en parlant ainsi, il clignait les yeux d'un air d'intelligence, et semblait avertir le juge qu'L avait eu pour cela des raisons sérieuses, qu'il importait encore de dissimuler.
A^ deux mille pas derrière la demeure du juge était situé le château^ remarquable par sa structure, imposant par son étendue,domaine de l'ancienne famille des Horeszko ; le chef en avait péri pendant les troubles qui suivirent le partage du pays; les terres, ruinées par le séquestre, négligées durant une tutelle peu soigneuse, morcelées par les arrêts des tribunaux, étaient en'partie tombées en quenouille : les créanciers s'étaient emparés du reste. Mais personne n'avait voulu du château; car les frais d'entretien eussent été trop considérables pour la bourse d'un simple gentilhomme. Cependant le comte, parent éloigné des Horeszko, qui s'était vu, en devenant majeur, à la tète d'une fortune considérable, avait été pris, à son retour des pays étrangers, d'une belle passion pour ces vieux murs, situés dans le voisinage de ses propriétés. Il soutenait que ce château était
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