ANDRÉA
Monseigneur, un gentilhomme de Salamanque désire vous par 1er.
CENCI
Prie-le de m'attcndre dans le grand salon.
Andréa sort.
CAMILLO
Adieu. Je prierai le Dieu tout-puissant que tes paroles fausses et impies ne forcent pas son Esprit à fabandonner.
Camillo sort.
18 CTF.UYRF.S POÉTIQUES DE SHELLEY
CENCI
Le tiers do mos possessions î II mo faiir une économie serm', ou l'or, cette épée du vieillard, ('chappo à ma main desséchée. Hier encore me vint un ordre du Pape, de faire quadru|»le provision pour mes fils maudits ; je les avais envoyés de Rome à Salamanrpie, espérant que (juelqiie accid<'nt les ferait disparaître, et avec lintention, si je pouvais, de les faire niourii' de faim là-bas. 0 Dieu, je t'en prie, envoie-leur une prompte mort!... Bernardo et ma femme ne pourraient pas être plus malheureux , s'ils étaient morts et damnés. Quant à
liéalrice... (iljotto autour do lui des regards soupconnoux). .le UO crois pas (|u'on puisse m'entendre de cette porte... et quand on m'entendrait !... Cependant je nai pas besoin de parler, (|uoi(|ue en parlant le co'ur s'encourage et s'exalte liii-uième... 0 toi, ail' très silencieux, qui n'entendras pas ce qu'à présent je pense ! Toi, pavé que j(* foule itour aller à sa chambi'e ! Que vos échos, s'ils le veulent, parlent de mon pas inqx-rieux, qui d(''dai|.;ne la surprise, mais non de mou intention !... — Anch't'a!