‹ Œuvres poétiques complètes de Shelley (volume 2)Chapitre 17 sur 105 · C.IAC.OMO · texte numérisé non relu

C.IAC.OMO

Il est (lui' lie soiillrir pour un lionune l'orl. Mais moi, j'ai une é|tousc liicn ( Ikit, une dame de haute naissance, dont, dans une licur»- de malheur, j ai prélé' le douaire à mon Itère, sans i;araiili<' et sans i(''moins; j'ai des

enfants, qui tionnont de leur mère des sens délicats, les plus belles créatures qui respirent en ce monde ; ni elle ni eu\ ne me font de reproches. Cardinal, ne pensezvous pas que le Pape consentirait à intervenir, et à étendre son autorité au-delà des limites de la loi?

CAMH.LO

Sans doute votre situation est pénible; mais je sais que le Pape ne voudra pas détourner le coui'S de la loi. Après cette fête impie de la nuit dernière, jai causé avec lui, et lai pressé de réprimer la cruelle main de votre père. Il fronça le sourcil et dit : « Les enfants sont désobéissants, ils exaspèrent le ca'ur de leurs pères jusqu'à la folie et au désespoir, récompensant des années de dévouement avec l'outrage. J'ai pitié du comte Cenci du fond de mon cœur; son amour outragé a peut-être éveillé la haine, et l'a ainsi poussé aux dernières extrémités. Dans la grande guerre entre la vieillesse et la jeunesse, moi qui ai les cheveux blancs et le corps chancelant, je veux garder jusqu'à la lin une neutralité sans blâme. « Entre oisino

Mon bon seigneur Orsiuo, vous avez entendu ces paroles.

ORSINO

Quelles paroles?

GIACO-UO

Hélas! ne les répétez pas. 11 n'y a donc ici pour moi aucune justice à attendi'e : aucune du moins que celle que je puis me rendre moi-même, puisque je suis poussé à bout. Mais, dites, mon innocente sœur et mon frère unique meurent sous l'œ-il de mon père. Les bourreaux fameux de ce pays, Galeas Yisconti, lîorgia, Ezzelin,

n'ont jamais innigé au dernier de leurs csclaYes ce que ceux-ci (nidurenl; ne trouveront-ils aucun appui?

CAMILLO

S'ils adressaient une pétition au Pape, je ne vois pas connnent il pourrait refuser dt; l'entendre. Cependant il répute cela du plus dangereux exemple, comme tendant à allaiblii' le pouvoir paternel, pouvoir, naturellement, l'ombre du sien. — Mais excusez-moi, je vous prie; j'ai des atlaires qui ne peuvent se remettre.

Caiiiillo surt GIACOMO

Mais vous, Orsino, vous avez la pétition; pourquoi ne la présentez-vous pas ?

Je l'ai présentée et appuyée de mes plus chaudes prières et avec un pressant intérêt; elle a été retournée sans réponse. Je ne doute pas que les griefs étranges et exécrables qui y sont allégués (et en vérité, ils pourrai<Mit bien déconcerler juscju'à un cerlain i)oint la croyance) n'aient (h'ioiirnc la mauvaise volonli' du Pape du criminel sui' ses accusateurs; c'est du moins ce (|ue je coujeclure des pai'oles de Camillo.

GLVr.OMO

.Mon ami, le dc-mon cjui baule les palais, liir, a nuninint' le mol de silence à Idrcillcde Sa Sainlelc-. On nous abandonne comme des scorpions dans un cercle de feu! Que n(»us resle-l-il (juà nous dévouer nous-mêmes à la mort? (îar celui (|ui est noire persécuteur assassin (Si |irol(''g('' par le saiiUnoiu de père, sinon je pourrais...

Il >'.lll(''lc lllUSI|llCIIII'lll

OllSI.NO

ll(''! Ne craigne/, pas (rachevei' voli'c peusc-e. Les

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