‹ Œuvres poétiques complètes de Shelley (volume 2)Chapitre 2 sur 105 · T.VINE · texte numérisé non relu

T.VINE

Hisltiirc (Ir lu liltcrtidirc ani/luiac.

« Wordsworth avait chanté l'hymen de la nature et de Ihonnne ; Shelley, c'est l'hymen même qui s'accomplit dans toute livresse de la jeunesse, hymen incessamment renouvelé de lame en ce qu'elle a de plus profond, de plus passager ou de i)lus intime, avec toutes les apparences de la nature les plus durables ou les plus évanescentes... Dans la vie réelle, cette puissance d'enchantement et d'illusion a transfigiiié les êtres quelle rencontrait et qu'elle transportait au ciel, quitte à retomber brisée sur la terre sous les insultes-et les trahisons de la réalité. Ainsi tous ses rêves ont été vécus, comme toute sa vie a été rêvée. Sa destinée d'homme et de poète s'est épanouie tout entière, les racines dans la vie, la fleur dans le songe. Impossible de distinguer Ihomme du poète ; ils ne font qu'un dès le premier battement, et delà la réalité saisissante de ces créations nuageuses et la variété infinie de leur monotonie. » .

J.\MES D.XRMFSTETER.

Essais de liltcratare amjiaise, 1883.

« Saisir nellement certains aspects de la vie et les rendre avec perfection ne satisfait pas pleinement Shelley. Il cher-

IV caavuKs poetiqies du; siielley

clie à aller an loud de lout, el 11 est plein du piesseuliiiienl de la vieoeculle des choses. 11 crée à nouveau loul ce quil touche; ses iuiaj^es ne sont nulle part ailleurs... Tout à fait septentrional par son amour de l'au-delà et du sans-bornes, Shelley est pres(|ue un Grec par son libre esprit et sa vision lumineuse de la nature... Il est, à cou|) sûr, très supérieur à Hyron par la sincérité de linspiralion et une absence complète de pose et de romantisme ; par la pensée plus pure et plus haute ; par un senliment plus profond de la nature; par une i;ràce idéale, une exquise fantaisie ; j>ar la richesse du rythme et la plénitudt; de riiarmouie. enliu, par une langue toujours vivante et splendide , bien plus neuve (|uc celle de Byron. »

.Mviitici: HoiciiOK.

« .\ y regarder de près, Shelley a bien été le seul des spéculatifs anglais <|ui ait aimé de ccrur llniversalilé des Ktres. Son àine plonge au sein des Phénomènes de la Nature: et voilà que leur vie se dilate et s'épand au dehors. Le Nuage raconte ses métamorphoses, et la Sensitive salaiiguil d'amour... Les mille sensations des choses fréîmissent : leurs mille teintes se colorent: leurs mille transformations se l'épondent : et le cercle dliaiinonie du /Vo»k7/k% dt'/ù'rt'étreint toutes les vibrations del'L'nivers. »

(Iaiuuki. Sauu.vzi.n.

l'oitra modcrnrs </r /'Aii</lr(rrrr.

« l*uis(|M(' nous pailons de poi'-sie, n'oublions pas de mentionner la bonne traduction des Œuvres poi'tùiues du Shelley par M. Uabbe. »

Ui.\ 1 1; Hun.vNMyi i;.

« M. Itabbe a excellemment traduit Slielb'y, aussi bien que peut être traduit un tel poète. Kn tout cas. il a donné à ses concitoyens la faculté de se faire nne idee exacte des pr(»ducti(ins de ce brillant i;t'iiie . (|iii . peut èli-e jdus

(savKios I'OirriQiKS de shkllev v

(|u"aiiciiu aulie écrivain anglais, a pnisé ses inspirations dans l'enthoiisiasme révolutionnaire pour la Liberté. »

G.VLIG.NAM MeSSENGEU.

« Je n'ai encore lu qu'une partie du premier volume de la traduction de M. Rabbe, et je trouve qu'elle serre de près l'original et en donne une idée exacte et adéquate. »

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