‹ Œuvres poétiques complètes de Shelley (volume 2)Chapitre 23 sur 105 · C.KXCI · texte numérisé non relu

C.KXCI

Oui, cola se voit ; sans aucun doute il |)oul se faire dos i'<''V(''lali(ms divines. II est ('vident (pie j'ai (''l('' favorisé d Cm liMiil : car. lorsipie j ai en maiidil mes (ils. ils sont nioi'ts. - - (^ost ainsi ! — (,)uanl au liieii on au mal, chansons ! — Le re|ientir ! Le repentir est r(nivro l'acile d'un inslanl, et depend plus de Dieu (jue de moi. — Ition I llien I — Il faut (pie j altandonne le |H)inl capilid, (pii était (rempoisoiuier et de coi-i'onipro .son ànie.

l ne |i;iii-('. l.iKicliii s',i])prci(|ic a\rf aiixii'lé, ct r<TUIc à mosurc qu'il parle.

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Et d'un ! et do deux !... Oui, Rocco et Cristofano ! ma malédietion les a étoullés ; et pour Giacomo, jes- |)cre, la vie seia un pire enfer que eelui dan-dclà de la tombe ; Béatrice, s'il y a quelque habileté dans la haine, mourra dans le désespoir, en blasphémant ; (piant à Bernardo, il est si innocent ! je veux lui léguer la mémoire de ces actions et faire de sa jeunesse le tombeau de l'espérance, où les pensées coupables pousseront comme les mauvaises herbes sur une tombe abandonnée. Quand tout cela sera fait, dans la vaste Campagna, j'entasserai mon argent et mon or ; mes vêtements précieux, mes tableaux, mes tapisseries, mes parchemins, et tous les souvenirs de mon opulence ; et, dans mon allégresse, jeu ferai un feu de joie, et ne laisserai rien de toutes mes possessions que mon nom, héritage qui d(''pouillera celui qui en jouira et le laissera nu comme linfamie. Cela fait, mon àme, celte verge vengeresse, je la remettrai entre les mains de celui qui l'a tenue ; qu'elle soit l'instrument de son propre chi\liment ou du leur, il ne me la redemandera pas, jusquà ce qu'elle se brise dans sa plus profonde et dernière blessure, jusqu'à ce que sa haine se soit tout entière assouvie. Mais, de peur cpie la mort ne prévienne mes desseins, je veux faire courte et sûre besogne.

Il va sortir ; Lucretia le retient.

LUCRETIA

Oh reste ! C'était une feinte î Elle n'a eu aucune vision, elle n'a entendu aucune voix. Je disais cela uniquement pour te faire peur.

CENCI

C'est bien ! Vile menteuse, qui joues ainsi avec la

()8 (¥:rvni:s poétiques de shelley

vérité sacréo do Diou, que ton ame soit étouflV'O par ce mensonge blaspliématoire ! Quant à Béatrice, jai en réserve de pires terreurs pour la plier à ma volontc'.

ÎACRETIA

Oh ! à quelle volonti' ? Quelles plus cruelles soufirances que celles qu'elle a connues peux-tu lui infliger ?

CENCJ

Andréa ! vas appeler ma fille, et si elle refuse de venir, dis-lui que j'arrive. — Quelles soullrances ? dis-tu... Je veux la traînei-, pas à pas, à travers des infamies inconnues parmi les hommes ; Texposer sans abri dans le plein midi du nK'prls jiuhlic, pour des actes ])uhliés par loul l'univers ; et parmi ces actes il y en auia un... lequel ? Tu ne devines pas ? Elle deviendra (cai* ce f|u*elle abhorre le plus exercera sur elle une fascination qui prendra au piège sa volontc- révoltée), elle deviendra pour sa pi'opi'c conscience telle (|u"elle apparaît aux autres ; et, (junnd elle sei-a morle, uioite sans confession et sans i)ardon, connue rebelle à son |»ère et à Dieu, son cadavic sera abandoimé aux chiens ; .son nom sera la lerreur de la terre, son âme s'approchera du trône de Dieu toute souille''»' des plaies de mes mah'dielidus. Je veux faire de son corps et de son âme un monstrueux monceau de i nines. Entre Andna.

A M) m; A Madame lli-atriee...

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