‹ Œuvres poétiques complètes de Shelley (volume 2)Chapitre 37 sur 105 · M AT./IO · texte numérisé non relu

M AT./IO

Torturez-moi connue vous voudrez; une angoisse

LKS CENCI 101

plus aiguë ne fera qu'arracher une vérité plus éclatante à mon dernier soufde. Elle est tout à fait innocente. Limiers de sang, et non hommes, repaisse/.-vous bien de moi ! Je ne vous donnerai pas ce chef-d'œuvre de la nature à déchirer et à perdre.

Maiv-io sort, entourù de gardes. ' CAMILLO

Eh bien ! Messeigneurs, à présent que dites-vous ?

LE JUGE

Laissez les tortures faire violence à la vérité jusqu'à ce qu'elle soit aussi blanche que la neige trois fois criblée par le vent glacé.

CAMILLO

Mais tachée de sang !

LE JUGE, à Béatrice

Connaissez-vous ce papier, iMadame ?

BÉATRICE

Ne me tendez pas de pièges avec vos questions. Qui se lève ici comme mon accusateur ? Ha ! Sera-ce donc toi, qui es mon juge? Accusateur, témoin, juge, quoi? tout à la fois dans un seul homme ! — C'est le nom d'Orsino. Où est Orsino ? Que son regard rencontre le mien ! Que signifie ce griffonnage ? Hélas, vous ne savez pas ce que c'est ; allez-vous donc, sur la seule probabilité que cet écrit peut renfermer quelque mal, allezvous donc nous tuer ? Entre un ollK ier.

l'officier Marzio est mort.

LE JUGE

Qu'a-t-il dit ?

102 oeuvres poétiques de shelley

l'officier Rien. Aussitôt (iiic nous l'avons ou atlarhé à la roue, il nous a soui'i, comme un honnne qui défie un redoutable adversaire ; et retenant sa respiration, il mourut.

LE JUGE

Il n'y a plus qu'à appli()uer la question à ces prisonniers qui persistent dans leur entrtemenl.

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