‹ Œuvres poétiques complètes de ShelleyChapitre 40 sur 138 · LA SERENADE INDIENNE · texte numérisé non relu

LA SERENADE INDIENNE

Je méveille de rêver de toi dans le premier doux sommeil de la nuit, lorsque les vents respirent tout bas,

(1) l):ms une IcUrc <le M. Urowniiif^ à Lcii^li Hunl (6 ()cU)l)re 1857) iKMis U'ouvons ;iu sujol tic Cfs vers liiilorcssanl passage que Vdici, iitV> par M. IlossoUi :

" N'csl-il pas élraiij^c (|uc ce S(»il moi (|iii aie liaiisciit pour la preuiirre fois, la nuit deriiitTt', la Sn-vnmlr iinlidiiir, (pii, avec (piel(|ii('s vers de Métastase, aeconipaf^iiail ee livre (l'exeniplaire «le Keats Iroiivé mii' Slirllcy le jour où rmi ilécdiivril s«ni ea-

et que rayonnent les brillantes étoiles. Je m'éveille de rêver de toi, et un esprit dans mes pieds m'a conduit — qui sait comment ? — vers la fenêtre de ta chambre, douce amie !

Les brises vagabondes se pâment sur ce sombre et silencieux courant ; les odeurs du champac s'évanouissent comme de douces pensées dans un rêve ; la complainte du rossignol meurt sur son cœur, comme je dois mourir sur le tien, bien-aimée que tu es !

Oh ! soulève-moi du gazon ! Je meurs, je m'évanouis, je succombe ! Que ton amour pleuve en baisers sur mes lèvres et mes paupières pâles ! Ma joue est froide et blanche, hélas ! Mon cœur bat fort et vite ; oh ! presse-le encore tout contre le tien, où il doit se briser enfin !

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