‹ Œuvres poétiques complètes de ShelleyChapitre 41 sur 138 · VERS POUR MISS SOPHIA STAGEY · texte numérisé non relu

VERS POUR MISS SOPHIA STAGEY

Tu es belle, et peu sont plus belles parmi les nymphes de la terre ou de l'océan. Ils sont des robes qui vont bien à celle qui les porte, ces membres suaves qui sont les tiens, dont les mouvements toujours retombent, et changent et rayonnent, comme la vie qui danse en eux.

Tes yeux profonds, une double planète, regardent les

davre) ? que j'aie été réservé pour dire à celui qui est le présent possesseur de ces vers (qu'il tient du capitaine Roberts) quel était ce poème, et qu'il avait été publié ? Il est conservé religieusement ; les caractères en sont presque illisibles , et j'ai dû recourir à un verre puissamment grossissant pour les déchitfrer. Enfin j'ai pu y découvrir trois ou quatre variantes au texte publié de ce divin petit poème. ■■

(1) Une pupille de M. Parker, oncle de Shelley. Shelley et sa femme eurent en Italie de fréquentes et amicales relations avec elle. Elle habita trois mois la même maison qu'eux à Florence, via Val Fiinda.

plus sages en leur folio, avec un doux feu clair. Les brises qui l'éventent sont ces pensées de tendre allégresse, qui, comme les zéphirs sur la vague, font de la douce Ame leur oreiller.

Si tout visage que lu réfléchis dans les yeux pâlit de plaisir, si l'âme défaillante se meurt en entendant les étranges accords d(^ ta harpe, ne t'étonne pas si, quand tu parles, des cœurs faibles mon cœur est le plus faible.

Comme la rosée sous la brise du matin, comme la mer que réveilhMit les tourbillons, comme les oiseaux à ravei'tissemenl du loiiiKM-re, comme (juel([ue chose (|ui reste muet (pioique ébranlé d'une secousse profonde, comme quelqu'un qui sent un invisible esprit, ainsi est mon ('(cur ([uand le lien es( ])rès de lui.

PIIILOSOIMIIE DE L'AMOUR

Les fonlaines se mêlent à la l'ivière, et les rivières à l'Océan ; les venls du Ciel s'unissent pour jamais avec une douce émotion; rien dans le monde n'est isoh' ; toutes choses, par une loi divine, se mêlent l'une avec l'auli'e (hms un seul être; pourcpioi pas moi avec le tien?

Vois, les montag'nes baisent le haul Ciel, el les vagues s'cii'eignent lune l'aulre ; rudie sceur, pai'ini les Heurs, ne serait pardonnée si elle dédaignait son frère ; et la lumière du soleil étreintla terre, elles rayons de la lune baisenl la nier. Que valciil Ions ces baisei's, si lu ne nie baises jcis?

ŒDIPUS TYRANNUS

ou

SWELLFOOT TYRAN

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