‹ Œuvres poétiques complètes de ShelleyChapitre 93 sur 138 · DEMAIN · texte numérisé non relu

DEMAIN

Où es-tu, bien-aimé Demain? Quand, jeunes et vieux, forts et faibles, riches et pauvres, à travers la joie et le chagrin, nous cherchons toujours tes doux sourires, à ta place, hélas ! nous trouvons ce que nous avons fui : Aujourd'hui.

VERS

Si je me promène un soir d'Automne, quand passent les feuilles mortes, si je regarde le ciel suave du Printemps, je n'y trouve plus rien de ce qui était autrefois. Merveilleuses gelées et neiges de l'hiver, nuages de l'été, où sont-ils maintenant ?

L'AZIOLA

« N'entendez-vous pas crier l'Aziola ? Il me semble qu'elle doit être près, » dit Mai^, comme nous étions assis dans l'obscurité, avant que les étoiles brillassent, ou qu'on apportât les lumières. Et moi, qui pensais que cette Aziola était quelque femme ennuyeuse, je demandai : « Qui est Aziola ? » Quelle joie je ressentis d'apprendre que ce n'était rien d'humain, rien qui pût en se moquant de moi m'exciter à la crainte ou à la haine ! Et Mary lut dans mon âme, rit et me dit : a Ne vous

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troublez pas ; ce n'est rien qu'une petite chouette encore en duvet » .

Triste Aziola ! Plus dim soir, ta musique, je lai entendue parmi les bois et les courants, les prairies et les montagnes, les champs et les marais immenses, telle que jamais ni voix, ni luth, ni vent, ni oiseau n'ont ainsi remué mon àme ; bien diirérenle, mais plus douce que tout cela. Triste A/Jola ! De ce moment je t'aimai, toi et ton triste cri.

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