LAMENTATION
0 Monde! 0 Vie ! 0 Temps ! je m'attache à vos derniers pas, tremblant là oii auparavant je me tenais
ferme; quand reviendra la gloire de votre aurore?
Plus ! Oh ! jamais plus !
Loin du jour et de la nuit, la joie a pris son vol ; frais Printemps, et Été, et Automne, et blanc Hiver, font battre mon c<rur épuis('', de chagrin, mais de jtlaisir... plus ! Oh! jamais plus !
RESSULÎVENANCh: (A Mishr^s Williams) ^'^
Plus rapide que le vol de leté, plus rapide (pie le plaisir de la jeunesse, plus lapide qu'une heureuse nuit, tu es venue et itailic; connue le bois, cpiand il est jon-
(1) Ces vers olaienl ocrdiiipaniirs tin l>illit siiiviiiil : •• r.lit"'re Jane, si ei> vieux clianl nician((>ii(|in' sacftn-tlf avec (|nel(|u"nne de vos nx'Iodies. on celle que votre linnicnr du niomenl peut vous dicter, ncrniis à vous. .Ne dites à |tfiMmne qu'il est de moi. (|uand même vous le croiiie/. ; en réaliié. il appartient à la pai{e déchirée dnn livre sans date. ••
l'EÏIÏS P(>I>.M1',S 203
ché de feuilles, comme la nuit, quand le sommeil a fui, comme le cœur, quand la joie est morte, je suis délaissé, seul, seul.
L'hirondelle en été revient; la nuit, la hulotte reprend son règne ; mais la jeunesse, ce cygne sauvage, est enchantée de s'enfuir avec toi ; trompeuse comme toi. Mon cœur aujourd'hui désire demain ; le sommeil luimême se change en chagrin ; en vain mon hiver voudrait emprunter à quelque rameau des feuilles ensoleillées.
Les lis pour le lit nuptial, les roses pour la tête d'une matrone, les violettes pour une vierge morte ; que les pensées soient mes fleurs. Sur ma tombe vivante je veux bien qu'on les sème sans une larme ; qu'aucun ami, quelque cher qu'il soit, n'aille perdre une espérance, une crainte, pour moi.