A EDWARD WILLIAMS
Le serpent est exclu du paradis ; le daim blessé ne doit plus chercher l'herbe où gît la guérison de son cœur ; la colombe devenue veuve doit cesser de fréquenter un berceau semblable à celui d'où son compagnon avec de feints soupirs s'est oMifui à l'heure d'Avril. Moi aussi, je dois rarement chercher auprès d'heureux amis un soulagement à ma peine.
Je suis fier d'être haï, content d'être méprisé ; lin* différence, qui autrefois me faisait mal, est ù présent devenue elle-même indifférente. Mais, pour ne pas parler damour, la pitiiî seule peut briser une àme déjà plus que courbée. Le misérable seul fait du poison de
l'esprit un aliment ; sa médccino ce sont des larmes ; son mal, le bien.
Donc, si je vous vois mainleiian! plus rarement, chers amis, cher ami ! sachez que je ne fuis vos regards que parce qu'ils remuent des chagrins qui devraient dormir, et des espérances qui ne peuvent mourir ; je puis à peine supporter le soulagement que j'y trouve ; cependant, le trait a si profondément pénétré, que je périrais promptement, si on l'arrachait.
Quand je reviens à mon foyer froid, vous demandez pourquoi je ne suis plus ce que j'étais naguère. Vous me dépouillez pour me faire jouer un rôle forcé sur la stupide scène de la vie, me faire porter sur mon front le masque frivole d'auteur, grand ou petit, .dans le carnaval du monde. J'ai cherché ainsi la paix, et je ne l'ai trouv(''e qu'en vous.
Une pleine demi-heure, aujourd'hui, j'ai essayé mc^n horoscope avec dilférentes fleurs , et chacune d'elles disait toujours : « elle m'aime, elle ne m'aime pas. » Que cela signifiât une vision depuis longtemps ("vanouie, que cela signifiât fortune, renomnn'e, ou paix de la pensée, que cela signifiât... (mais j'ai peur de vous dire ce que vous savez trop bien), il y avait toujours quelque v(''rité dans le triste oracle.
La grue au-dessus des mers et des forêts cherche sa demeure ; il n'est pas d'oiseau si sauvage qui ne trouve son tranquilli' nid quand il est las d'errer ; les vagues sans sommeil sur le sein de l'océan se brisent comme un cœur qui éclate, et meurent en écume, et finissent ainsi par trouver le repos ; sans doute il y a un séjour de paix où mon faible coMir cl lous ses battements cesseront enfin.
Je lui domandais hier, si elle (1) croyait que j'avais de la résolution. Quelqu'un qui en aurait eu, n'aurait jamais voulu soulai^er ainsi son cœur en paroles, mais aurait suivi le conseil de son mauvais jugement, et neût laissé aucune prise au mépris. Ces vers étaient trop tristes pour vous les envoyer ; mais, je le sais, heureux vous-même, vous ressentez la douleur d'aulrui.
Il y a un mot trop souvent profané pour que moi aussi je le profane ; un sentiment trop faussement dédaigné pour que toi aussi tu le dédaignes ; une espérance trop semblable au désespoir pour que la prudence veuille l'étouffer ; et la pitié qui vient de toi est plus chère que de tout autre.
Je ne puis donner ce que les hommes appellent amour ; mais n'acccpteras-tu pas le culte que le cœur élève vers les Cieux et que les Cieux ne rejettent pas ; le désir du ver pour l'étoile, de la nuit pour le lendemain, le dévouement à quelque chose qui est bien loin de la sphère de notre chagrin ?
(1) Il s'agit ici de Mary, la femme de Shelley, qui seml)le avoir conçu quelque jalousie de l'inlimité du poète avec les Williams. Ce poème est accompagné dans le manuscrit de cette lettre de Shelley : « Mon cher Williams , en fouillant le portefeuille où mon ami avait coutume de garder ses vers, et où j'avais trouvé ceux que je vous ai envoyés l'autre jour, je suis tombé sur ceuxci. Comme ils sont trop pénibles pour moi pour que je les garde, je vous les envoie. Si quelqu'une de ces stances pouvait vous plaire, vous pouvez les lire à Jane, mais à elle seule. Et encore, en y pensant à deux fois, je crois qu'il vaudra mieux ne pas le faire.»
Quand l'extase de la passion s'est évanouie, si la tendresse et la sincérité pouvaient durer, ou vivre pendant que tous les sentiments violents sont plongés dans un mortel assoupissement, noir et profond, je ne pleurerais pas, je ne pleurerais pas !
Ce serait assez de sentir, de voir les doux yeux me
regarder tendrement, et de rêver le reste de brûler
et d'être le secret aliment de feux invisibles, pourvu que lu sois ce que tu as été !
Après le sommeil de rann^'c, les violettes des bois reparaissent ; tout revit dans \c champ ou le bocage, et le ciel et la mer, tout... excepté deux choses, (|ui aniuKMit et forment toutes les autres, la vie et l'amour.
LA DAiME MAGNÉTIQUE A SON PATIENT (')
« Dors, Dors encore ! — Oublie ta peine. Ma main est sur ton front, mon esprit sur la cervelle, ma pitié sur ton cœur, pauvre ami ; et de mes doigts s'écoulent les pouvoirs de vie, et, te marquant comme d'un sceau, ils te mettent à labri de ton heure de douleur; ils planent sur toi, sans pouvoir s'enchaîner aux tiens.
« Dors, Dors encore ! — Je ne taime pas ; mais quand je pense que celui qui a fait et fait encore ma destinée aussi pleine de fleurs, que la tienne d herbes mauvaises, pouvait avoir été perdu comme loi, et qu'une autre main que la mienne pouvait alors avoir charmé son agonie, comme moi celle d'un autre, — mon cœur saigne pour le lien.
'< Dors, Dors, du sommeil des morts et de ceux qui ne sont pas nés. Oublie ta vie et ton amour ; oublie ce que lu dois éveiller ; pour toujours oublie le stupide mépris du monde ; oublie ta santé perdue, et les sentiments
(Il Cette Dame est Mistress Williams, à ([ui, sous le nom de Jane, sont adressées les pièces qui suivent. Une copie autographe de Shelley porte cet en-tète : •■ Pour nètre vu que de .lane et de Williams. »
208 ŒUVRKS POÉTIQUES DE SlIELLEY
divers, qui sont morts dans le court matin de ta jeunesse ; cl oublie-moi, car je ne puis jamais être à toi.
« Comme un nuage gros d'une pluie de Mai, mon âme pleure une pluie curative sur toi, toi fleur flétrie. Elle exhale une muette musique sur ton sommeil ; son pai linn calme la cervelle ; sa lumière dans ta sombi-e poitrine fait germer comme une seconde jeunesse. Mon être possède le tien dans ses profondeurs.
« Le charme est terminé. Comment vous sentez-vous maintenant?» — « Mienx : tout à Aiit bien, » répondit le dormeur. — < Quelle chose pourrait vous faire du bien, quand vous êtes souttrant et éveillé ? Guérir votre lêle et votre côté ? » — « Ce qui me guérirait serait ce qui me tuerait, Jane ; et, comme je dois séjourner qiu'lque temps encore sur la terre, ncssayez pas de briser ma chaîne. »
VERS
Quand la lampe est brist-e, la lumière gît morte dans la poussière ; quand le nuage est dissipé, la gloire de l'ai-c-cn-ciel est évanouie ; (juand le lulh est brisé, on ne se souvient plus de ses douces notes ; quand les lèvres ont parlé, les accents aimés sont bientôt oubliés.
De même que la musique et la splendeur ne survivent pas à la lampe et au luth, les échos du cœur ne rendent |)lus de chant (|uand lespi'it est muet ; — plus (le (haul (|ue de tristes accenis funèbres, comme le veut dans un ('•dilice en ruines, ou les vagues ("plon'es, qui sonnent le "las du marinier mort.
I'ETITS POÈMES 209
Quand des cœurs sont une fois unis, l'amour le premier quitte le nid bien bàli ; le faible seul est destiné à supporter ce qu'il a un jour possédé. 0 Amour, toi qui pleures la fragilité de toutes les choses d'ici-bas, pourquoi clioisis-tu ce qu'il y a de plus frêle pour ton berceau, ta demeure et ta bière ?
Les passions te berceront comme les ouragans bercent les corbeaux au sommet des arbres ; la brillante raison se moquera de toi, comme le soleil du sein d'un ciel d'hiver. De ton nid chaque poutrelle se pourrira, et ton aire d'aigle te laissera nu sous le sarcasme, quand les feuilles tomberont et que les vents Jroids seront venus.
A JANE (Invitation)
0 toi, la meilleure et la plus brillante, viens avec moi! Bien plus belle que ce beau jour, qui, ainsi que tu le fais pour ceux qui sont dans le chagrin, vient offrir un doux bonjour à la rigoureuse année qui vient de s'éveiller dans son berceau sur la fougère ! L'heure la plus brillante du piintemps, non encore errante à travers l'hiver, a trouvé, ce semble, l'alcyon Matin pour blanchir février qui vient de naître; s'inclinant du ciel, dans son allégresse d'azur, elle a baisé le front de la terre, et souri sur la mer silencieuse, et forcé les courants gelés à s'afFranchii' et éveillé à la musique toutes leurs sources, et respiré sur les montagnes glacées, et comme une prophétesse de mai, elle a semé des fleurs sur le sentier nu, faisant du monde de l'hiver un monde semblable à celui sur lequel tu souris, ô chère.
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210 (*:tvRES i»OKTiyiKs di; shelley
Allons, allons, (jiiittons les hommes et les villes, pour le bois et les plateaux sauvages, pour le désert silencieux, où lame n'a plus besoin de réprimer sa musique de peur de ne pas trouver un éelio dans d'autres ûmes, tandis (pie la touche de l'art de la nature harmonise le ca'ur avec le cceur. Je laisse cet avertissement sur ma porte à l'adresse de mes visiteurs accoutumés : « Je suis parti dans les champs, pour jouir de ce que peut donner cette douce heure. Réilexion, vous pouvez venir demain, vous asseoir à mon loyer en compagnie du chagrin. Vous, désespoir, avec votre billet non payé ; et vous, souci, ennuyeux récilateur de vers; je vous paierai dans la tombe ; la mort écoulei-a votre psalmodie. Vous aussi, attente, loin d'ici ! Aujourd'hui se suffit. Espérance, par pitié, ne te moque pas de la douleur avec tes sourires, et ne me suis pas où je vais ; après avoii' longtemps vécu de ton doux aliment, à la fin je trouve le bonheur un moment a|»rès inic longue peine; avec tout voire amour, vous ne m'en aviez, jamais parlé. »
lladieuse S(i*ur du jour, éveille-loi ! Lève-loi ! et viens avec moi ! Aux bois et aux plaines sauvages ; aux étangs, où les pluies d'hiver figurent leur voûte de feuilles ; où le pin tresse sa guirlande d<' vert sans sève et de lierre bruni autoui' de Ironcs (pii ne baisent jamais le soleil ; où il y a des clairières et des pâturages, et les collines de sable de la mer; oîi la blanche gelée qvn fond mouilh^ réioihî pâquerette (jui jamais ne se reposi', et les gentianes des marais, et les violett«'s, qui, sans joiiulre encore le |iai inni à la couleur, eouronnent la pâle année faible cl nouvelle ; alors (|ue la ntiil reste <'n arrière dans l'cM'ient prolond, soudtre et aveugle, el (|ue le bleu midi brille SIM- nos It'-les, el (|ue b-s vagues en nudliludes pressées
niiirmiirenl à nos pieds là où se renconlrenl la lorre et l'océan, et que toutes choses semblent n'en faire qu'une
dans le soleil uni\ersel.
Pise, février, 1822.
A JANE (Souvenir)
iMaintenant, le dernier jour de nos jours, tous beaux et brillants comme toi, le plus beau et le dernier, est mort! Debout, Mémoire, et écris sa louange! Allons! à ton œuvre accoutumée ! viens, trace lépilaphe de la gloire envolée ; car maintenant la face de la terre est changée ; le front du ciel s'est assombri.
Nous errions vers la forêt de pins, qui ceint l'écume de l'océan; la brise la plus légère gardait son nid, et la tempête son foyer. Les vagues murmurantes étaient à moitié endormies, les nuages étaient allés jouer, et sur le sein de labime le sourire du ciel se couchait ; il semblait que cette heure fût envoyée de bien loin au delà des cieux, qui éparpillaient d'en haut le soleil, une lumière du paradis.
Nous nous arrêtions au milieu des pins, debout là comme les géants du désert, tordus par les ouragans en formes aussi rudes que des serpents entrelacés, ou sous la caresse de chaque brise azurée qui souffle du ciel versant sous eux des harmonies et des couleurs aussi tendres que les siennes. iMaintenant toutes les cimes des arbres sont endormies comme les vertes vagues sur la mer, aussi muettes que peuvent l'être dans labime silencieux les forêts de l'océan.
Quel calme régnait ! Le silence y était tellement enchaîné, que le bruit du pic infatigable ne faisait (jue
rendre plus profonde encore l'inviolable tranquillité ; le souffle de paix (|ue nous exhalions, avec son mouvement suave, ne Iroublail pas le calme qui grandissait autour de nous. Là, depuis les plus extrêmes limites du blanc désert montagneux jusquà la tondre fleur sous nos pieds, il semblait qu'un cercle magique était tracé, — un esprit épandu autour de nous, le frémissement dune vie silencieuse, enchaînant à une paix momentanée le tumidle de notre mortelle nature. Et toujouis je sentais que le centre de ce cercle magique était une belle forme qui remplissait d'amour l'atmosphère sans vie.
Nous nous arrêtions près des étangs, couchés sous les rameaux de la forêt. Chacun semblait être un petit ciel sengoullrant dans un monde souteirain ; uu lirmament de lumière pourpre, qui s'étendait sur la sombre terre, plus infini que la profoudeur de la nuit, et plus pur que le jour; — oîi les aimables forêts poussaient, connue dans l'air supérieur, plus parfaites en formes et en couleur qu'aucune de celles qui ondulaient dans ee lieu. Là étaient couchés la clairière, la pelouse voisine et, à travers le bois vert-sondn-e, le blanc soleil étincelanl comme l'aurore au sortir d'un nuage moucheté. Des vues suaves quon n'a jamais pu voir sur notre monde d'en haut y étaient peintes par l'amour des eaux poui- cette belle forêt verte ; et toute leur pi'ofondeur était pénélr(''e dune lueur e'lysc'cnne, d'une atuiosphère sans un souffle, dun joui* plus doux (jue celui d'eu haut. Connue une bien-aimee, la scène avait prêté au sein des eaux sombres chacune de ses feuilles, et cha<'un (\o ses traits rendus avec (luehjue chose de plus que la vc-iite ; jusfjuà ce qu'un vent jaloux vînt à ramper, connue une [lensée inq)oilune , (jui de l'u-il trop fidèle dv
I'ETITS POÈMES 213
l'esprit ellace une chère image. Quoique tu sois toujours belle et bonne, quoique les forêts soient toujours vertes, on a vu moins souvent la paix dans l'àme de Shelley que le calme dans l'onde.
2 février.
A JANE (avec wie guitare)
Ariel à Miranda. Accepte cet esclave de la Musique, pour l'amour de celui qui est ton esclave, et enseignelui toute l'harmonie, avec laquelle tu sais, et toi seule, illuminer l'ame d'une telle extase qu'à la fin la joie s'abjure elle-même, et, à force d'intensité, se change en peine. Car par la permission et le commandement de ton propre prince Ferdinand, le pauvre Ariel t'envoie ce gage muet de quelque chose qui dépasse tout langage ; votre ange gardien, Ariel, qui de vie en vie doit toujours poursuivre votre bonheur ; car ce n'est qu'à ce prix qu'Ariel peut jamais trouver le sien. De la caverne enchantée de Piospero, comme le disent de puissants vers, jusqu'au trône de Naples il vous a éclairés sur la mer qui ne laisse point de traces, voltigeant devant votre proue, comme un météore vivant. Quand vous mourez, la Lune silencieuse dans son évanouissement interlunaire n'est pas plus triste dans sa retraite que ne l'est Ariel délaissé. Quand vous revivez sur la terre, — comme une invisible étoile de la naissance, Ariel vous guide sur la mer de la vie dès votre nativité. Bien des changements se sont succédé depuis que Ferdinand et vous avez commencé votre course d'amour, et Ariel a toujours suivi vos pas, et servi, vos désirs. Aujourd'hui, dans une
214 œUVRES POÉTIQUES DE SHELLEY
destinée plus humble, plus heureuse, tout cela est oublié : et maintenant, hélas ! le pauvre Esprit est emprisonné, pour quelque faute qu'il a commise, dans un corps comme dans un tombeau : de vous seulement il ose implorer, pour ses services et son chagrin, un sourire aujourd'hui, un chant demain.
L'artiste ({ui a fabri([ué cette image pour être l'écho de toute harmonieuse pensée, a abattu un arbre, alors que sur la hauteur les bois étaient dans leur sonuneil d'hiver, bercés dans ce repos divin sur l'Apennin balayé par le vent, et rêvant, les uns de l'automne passé, les autres du printemps qui accourt, d'autres des boutons et des averses d'avril, d'autres de chants sous les bei'ceaux de juillet, et tous d'amour. Et ainsi cet arbre (puisse notre mort être telle !) mourut dans le sommeil, sans ressentir aucune douh'ur, pour l'evivre sous une pkis heureuse forme; sous la phis belle éloiU' tUi ciel, 1 artiste en lit cette Guitare aimée, et lui apprit à répondre justement, à quiconque l'interroge avec art, dans un langage aussi suave ([ue le tien; mui'murant en intonalions énamourées les doux oi-ach'S des bois et des vallées, et des vents dt'ic dans leurs iclraites des bois. Car elle a ap|)ris toiMes les harmonies des plaines et des cieux, des forêts et des moiiUignes, et des sources aux mille voix; les plus clairs échos des collines, les plus douces notes des i-uisselels (|ui lombenl, h'S nudodies des oiseaux et desai)eilles, le luunnnie des m«'rs d'été, et le bruissement de la pluie, et les soupirs de la rosée, et les airs du soir ; elle a connu ce son mystérieux rarement entendu , (|ui . dans son tour diurnal flottant ù ti'avers le ciel sans Ixtrnes, illumine sur son chemin notre monde. Elle eounait tout cela; mais elle ne révélera
pas à ceux qui ne savent pas bien l'interroger l'esprit qui habite en elle. Elle parle selon l'intelligence de ses compagnons ; et elle ne se fait pas plus entendre qu'elle ne s'est fait jusqu'ici sentir de ceux qui essaient de lui faire trahir les secrets d'un age plus ancien. Mais, en même temps que ses réponses flatteront suavement les mains d'un art achevé, elle garde ses plus hauts et ses plus saints accents poui" notre bien-aimée Jane seule.