‹ Œuvres poétiques complètes de ShelleyChapitre 96 sur 138 · CHANT FUNEBRE · texte numérisé non relu

CHANT FUNEBRE

Apre vent qui pleures si haut un chagrin trop triste pour un chant ; vent sauvage, quand le nuage funèbre sonne le glas pendant toute la nuit ; ouragan désolé dont les larmes sont vaines ; bois dénudés dont les branches sont flétries ; profondes cavernes, et lugubre océan, pleurez le malheur du monde !

A .lANE

Les perçantes étoiles scintillaient, et la brillante lune se levait au milieu d'elles, chère Jane; la guitare résonnait, mais les notes n'étaient pas suaves jusquà ce que votre voix les chantât à son tour. Comme la tendre splendeur de la lune s'épand sur la faible et fi'oide lueur du ciel étoile, ainsi votre très tendre voix aux cordes sans âme alors prêta la sienne.

Les étoiles s'éveilleront, quoique la lune dorme une pleine heure de plus, cette nuit ; aucune feuille ne s'agitera, tandis que les rost'es de votre mélodie; sèmeront

le bonheur. Quoique riiarmonie accable l'âme, clianlex encore ; que votre chère voix révèle les accents d'un inonde bien loin du nôtre, où la musique, la clarté de la lune et le sentiment ne foui quun.

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