XL
a Mon esprit errait sur la mer comme un vent qui aime à s'attarder et à voltiger autour d'un cap parfumé de thym, quoiqu'il puisse réveiller le nuage endormi, et déchaîner la fureurdela tempête. Le jour était presque écoulé, quand, à travers la lumière déclinante, je pus découvrir un vaisseau qui approchait... Ses voiles blanches étaient gonflées par le vent du Nord : son ombre mobile couvrait l'abîme crépusculaire ; les mariniers effrayés jetèrent l'ancre, quand ils virent de nouveaux rochers disséminés autour d'eux.