‹ Œuvres poétiquesChapitre 33 sur 96 · LA REINE, LÉONOR · texte numérisé non relu

LA REINE, LÉONOR

LÉDNOR.

Ciel ! Ismaël mort! Quel maliieur ou quel crime Oreine, sous vos yeux a pris cette victime !

Une affreuse pàteur défigure vos traits, Parlez, faut-il jeter Talarme eu ce palais?

LA REINE

Garde-toi de semer, d'indiscrètes alarmes.

Que mes gardes sans bruit soient placés sous les armes ; Que don Jaime et don Pèdre, en secret avertis, Contre un nouveau tumulte assemblent leurs amis. Cet effroyable crime en présage quelqu'autre. Qu'on mande don Juan.

LÉONOR

Quel dessein est le vôtre,.

Voulez vous voir Tintant, madame?

LA REINE

Je le veux.

LÉONOR

Âh ! sans arm^ du moins qu'il paraisse à vos yeux!

LA REINE

Non, surtout avec lui garde un profond silence. Obéis, et remets le reste à ma prudence.

Je l'attends ici même.

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