‹ Œuvres poétiquesChapitre 8 sur 96 · X PRÉFACE · texte numérisé non relu

X PRÉFACE

pendant, toul importantes que soient mes réserves, l'admiration que j'éprouve pour le génie extraordinaire qui a conçu et écrit la Divine Comédie, estelle plus vive et plus vraie que l'admiration de beaucoup d'autres parce que la mienne, séparant les défauts des beautés, se porte tout entière sur cellesci : je veux dire la sûreté du trait dans chaque peinture et la vigueur de l'expression.

Puisque la question des formes de la poésie se représente ici naturellement, j'ajouterai quelques mots à ce que j'en ai dit dans l'avant propos du premier volume, afin que les nombreux imitateurs de MM. de Lamartine et Victor Hugo, les seuls qui soient intéressés à fausser ma pensée, n'aient pas la possibilité d'y jeter même un nuage. En plaçant Quinault et Jean-Baptiste Rousseau parmi les modèles du siècle de Louis XIV, j'ai été dans le vrai relativement à la question de la facture des vers, la seule ^ue j'ai traitée. Je n'ai point prétendu qu'on doive de nos jours revenir aux opéras de Quinault et aux cantates m^lhologiques de Jean-Baptiste Rousseau, toutes belles qu'elles sont; encore moins que ces deux écrivains soient supérieurs à tous les poètes de notre époque ; je ne le dirais pas même de Racine comparé à l'auteur des Méditations Poétiques et des Harmonies Religieuses. J'ai séparé expressément les idées poétiques de leurs formes.

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