ET SES SATIRES IX
le Provençal de Deimier, qui peut-être habita quelque temps la Normandie, ainsi que les familles Lechevaiier d'Aigneaux et Anffrie de Chaulieu, dont il était le parent ou l'allié.
Les biographes ne sont pas d'accord sur l'époque de sa mort. L'abbé Goujet n'en dit rien; M. Baratte et M . de Beaurepaire la placent eh 1 627 ; M . Paul Lacroix, vers 1631, et M. Gust. Brunet, dans la Biographie Didot, la recule jusque vers l'année 1635. Je la placerais plus volontiers à cette dernière date.
Nous n'avons pas à entrer dans une appréciation longue et détaillée des poésies de notre satirique. Les lecteurs ont les pièces du procès sous les yeux, et ce serait recommencer un travail qui a été admirablement exécuté par M. Eugène de Robillard de Beaurepaire, travail que chacun peut lire dans les mémoires de l'Académie de Caen, et dans le tirage à part qui a paru à Caen, chez Leblanc-Hardel en 1865, in-S^deéy pages. Nous devons toutefois compte des raisons qui nous ont amené à entreprendre une nouvelle édition des poésies du satirique virois.
Non-seulement elles sont rares , mais elles sont fort intéressantes, offrant une peinture, un peu chargée parfois, mais toujours vraie, de la société bourgeoise et provinciale au commencement du XVI I^ siècle. Cette société était fort dissolue ; elle affichait les allures et les principes les moins édifiants. Aussi le tableau a-t-il grandement scandalisé l'abbé Goujet, l'abbé d'Artigny, l'abbé Leclerc, Dreux du Radier et même Lenglet- Dufresnoy, qui accusent à qui mieux mieux l'auteur de mauvais goîit, de grossièreté dans la pensée et dans le