‹ Œuvres poétiques de Courval SonnetChapitre 9 sur 30 · ET SES SATIRES XV · texte numérisé non relu

ET SES SATIRES XV

tires contre les usuriers, les chicaneurs, les charlatans et la vanité, superfluité et inconstance des habits, semblent peu regrettables. C'était des amours de Francine, des mélanges poétiques, tels que sonnets, stances, odes, discours, élégies, etc., tous poèmes qui ne peuvent guère supporter la lecture s'ils ne sont revêtus d'une forme poétique dont notre auteur ne possède pas les premiers éléments.

On peut consulter, pour plus de détails, la préface de la Ménippce et la préface de la satire (en prose) contre les charlatans et pseudo-medecins empiriques, etc. (Paris,]. Millot, 1610, in-S"). Celongfactum, dont les Tromperies des charlatans découvertes (Paris, Rousset 1619) ne sont qu'un abrégé, ne mérite pas d'être réimprimé ; mais il renferme toutefois certains passages assez curieux, notamment ceux où Sonnet raconte «qu'il a vu en Avignon des charlatans qui, pour faire expérience de leurs onguents et baumes miraculeux, se perçoient les membres avec des poignards... et de fait, lors qu'ils paroissoient le lendmain en public... les spectateurs estoient tout étonnés qu'il n'y apparoissoit qu'une légère cicatrice » (p. 100). — Il parle un peu plus loin a d'un eflFronté charlatan, // signore Hyeronimo, qui avoit fait ériger un théâtre dans la cour du Palais, où il montait en superbe équipage, la grosse chaisne d'or au col; il desployoit les maistresses voiles de son cajol... pour louanger les vertusetadmirablesproprietésde ses unguens, baumes, huiles, extractions, quintessences, distillations. Et afin qu'il ne manquast rien à la charlatanerie, avoit quatre excellents joueurs de violon, qui avoient séance aux quatre coings de son théâtre, lesquels faisoient

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