‹ Œuvres poétiques de Jules BretonChapitre 31 sur 70 · ET LE BUCHERON · texte numérisé non relu

ET LE BUCHERON

iAu Vicomte Henri ‘Delà borde.

Théodore Rousseau, fuyant les ateliers A la lumière terne et tristement oblique,

Vivait dans la forêt, ce temple symbolique Dont les vieux arbres sont les superbes piliers Entrecoupés d’éclairs, jetant au loin leur ombre,

Et sur le ciel ouvrant, en leur majesté sombre,

Les étoiles d’azur de leurs graves arceaux Pleins de bonds d’écureuils et de chansons d’oiseaux. Or, de ce temple, un jour, l’infatigable prêtre Priait à sa façon. Ardent, l’œil inspiré,

Rousseau peignait un chêne; on voyait apparaître Sous ses doigts attendris l’arbre transfiguré,

Et, vibrante, tomber sa touche fine et franche.

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